30 juin 2012

ENTRE NOUS 54
Des espaces verts laissés à l’abandon
Ainsi sont dilapidés les deniers publics…
Investir des centaines de millions de dirhams pour la réalisation de fontaines ,d’espaces verts et pour la création de jardins pour enfants équipés de jeux, pour les laisser ensuite à l’abandon, fait partie des pratiques de mauvaise gestion de plusieurs villes de la région Souss Massa Draa ;et ne peut être qualifié que de gaspillage de deniers publics, condamnable à plus d’un titre, sous d’autres cieux où on ne badine pas avec l’argent du contribuable.
A titre d’exemple, entre Al Massira et Amsirnate,à proximité du rond-point, un grand espace vert équipé de jeux pour enfants a été réalisé, il n’y a pas longtemps à coups de millions de dirhams. Seulement cet espace se trouve dans un état lamentable. Alentour,des monts d’ordures à vous faire vomir. Cela nuit à la santé des enfants et des habitants dont les maisons donnent sur l’avenue Abderrahim Bouabid. .Dans d’autres jardins, la barrière métallique qui devait être scellée au mur de clôture est rongée par la rouille sur la chaussée.
Des toboggans troués, dans d’autres jardins, présentant un danger réel pour les enfants et d’autres jeux défectueux constituent le décor de ces espaces censés divertir nos enfants .Et à cette atmosphère d’abandon s’ajoutent également les immondices, cannettes, sacs en plastiques et autres bouteilles jonchant le sol, ainsi que des lampadaires défectueux. « Ce n’est plus un espace vert, mais un lieu de beuverie où se rencontrent les délinquants de tout acabit. C’est un crime de réaliser un tel équipement pour le laisser dans cet état de délabrement. C’est de l’argent jeté par les fenêtres. Pourtant, certains se trouvent à proximité des routes que les responsables empruntent chaque jour pour se rendre à leur résidence », explique un homme. D’autres espaces servent de dortoirs,la nuit, pour les malfaiteurs et les SDF,et le jour,se transforment en cafés , restaurants ou des endroits pour les pique-niques,avec ce que cela engendre (déchets,dégradation des équipements et des lantes,différentes pollutions…).A l’image des espaces non loin de la plage. D’autres espaces qui au début étaient verts et qui ne le sont plus maintenant .Leur muret ou grillage de clôture construit avec de la pierre décorative a perdu une (bonne) partie des grilles métalliques, qui faisait office de barrière surélevée.
Des bancs qui se trouvaient à l’intérieur il n’y a pas si longtemps, il n’en reste que des bouts de ferrailles plantés au sol. Le centre de certains espaces ressemble beaucoup plus à un rond-point qu’à autre chose. « C’est du n’importe quoi un véritable gâchis », indique un riverain. Pourtant ajoute-t-il, ce ne sont pas les chômeurs qui manquent, pourquoi ne pas recruter des équipes d’entretien parmi les jeunes du quartier », se demande cette personne écœurée par cette révoltante situation qui prouve à juste titre que la ville est t mal gérée .Et dire qu’on compte faire d’Oran une mégapole où il ferait bon vivre… Mais quand on dépense un argent public pour doter les cités d’équipements, qu’on laisse par la suite à l’abandon, on se retrouve en plein dans la mauvaise gestion. Nos élus qui crient sur tous les toits leur amour au Souss donnent ainsi des preuves que leurs villes sont les derniers de leurs soucis. Laisser un jardin public sans entretien, installer une barrière de clôture sommairement, mettre à la disposition des enfants des jeux et autres toboggans dangereux sans surveillance est une forme de dilapidation de deniers publics. Et si certains ne partagent pas cette opinion qu’ils nous expliquent alors pourquoi tout ce gâchis.
Mustapha BEHRI

ENTRTE NOUS 55
Quelle solution pour les déchets plastiques ?
Les packagings en plastique sont parmi les matières polluantes qui accrochent le plus l’attention à Agadir et ses environs. Autant par l’ampleur des rejets que par leur caractère envahissant. Jetés à l’emporte-pièce et disséminés au gré du vent, ils ont fatalement fini par envahir presque tous les espaces. Ils amochent les venelles et les culs-de-sac des quartiers et villages, s’entassent dans les caniveaux et les bas-côtés des routes, colonisent les prairies et les cours d’eau et, bien entendu,jonchent certaines places et rues fréquentées par des marchands ambulants, figurent en bonne place dans les amoncellements des décharges d’ordures. La propension à vouloir tout emballer, encouragée il est vrai, par l’insignifiant prix de revient du sachet, gracieusement offert par les commerçants, «a généré des réflexes et des habitudes dégoulinant d’insouciance, voire de mépris pour le cadre de vie et l’environnement en général», fait remarquer, à juste titre, un citoyen d’Agadir. «Le peu de cas que fait le citoyen de la chose environnementale est largement imputable à une carence en culture dans ce domaine», ajoute-t-il en substance, tout en estimant que des mesures hardies devraient être prises en amont par les pouvoirs publics, afin de contrecarrer la propagation de cette pollution. L’enfouissement et l’incinération, les seuls procédés d’élimination utilisés jusque-là, ont montré toute l’étendue de leur limite. Le premier ne faisant que déplacer le problème, sans jamais le traiter, étant donné que les polymères organiques entrant dans la composition de ces sacs en plastique ne sont que très faiblement biodégradables. «L’épreuve du feu» pour sa part, présente deux inconvénients de taille : élimination partielle et injection dans l’atmosphère d’autres polluants issus de la combustion, à l’exemple de la dioxine. Une autre solution pour le moins farfelue, a également été mise à l’essai. Substitution des sacs noirs par des sacs…blancs, prétendument plus conformes aux normes sanitaires. Pollution noire contre pollution blanche.
Comme s’il s’agissait simplement de changer aux choses de couleur pour nous absoudre de nos excès. Fadaises que tout cela !

Les raccourcis routiers qui donnent accès aux quartiers , notamment au niveau de leur tronçon sis au contrebas des zones d’activités se trouvent à longueur d’année dans un état lamentable, eu égard à leurs abords qui se trouvent constamment envahis par toutes sortes de déchets ménagers. Les usagers de ces raccourcis sont contraints de presser le pas et de boucher le nez de crainte d’être agressés par les odeurs nauséabondes qui se répondent à ces endroits. Les riverains sont indubitablement exposés aux risques de maladies notamment en cette période caniculaire où les jets et déversements d’ordures redoublent d’intensité. Il faut dire que cette situation est une véritable atteinte à l’environnement et à la santé à laquelle il faut y remédier rapidement. Si l’on a souvent du mal à gérer les déchets ménagers imputant cela au manque de personnel et de matériel, toujours est-il que les citoyens moins soucieux de l’environnement et de leur santé sont en partie responsables de cet état des lieux et, par conséquent, de la dégradation de leur cadre de vie.

ENTRE NOUS 56
Lorsque le service laisse à désirer
Des cafeterias luxueuses… mais
Les cafétérias ont poussé, ces dernières années, comme des champignons à Agadir. Ces endroits portent souvent des noms baroques comme le « Jet d’eau » alors qu’il n’existe à côté aucune source d’eau de ce genre, ou « belle vue » alors qu’en face c’est bien sale, entre autres.
La particularité de ces lieux « passe-temps » est qu’ils sont de plus en plus luxueux, à l’intérieur comme à l’extérieur. Tous s’alignent sur ce qui existe dans les grandes métropoles à travers le monde. Mais cela cache en réalité un véritable contraste. En effet, si le cérémonial vient en premier, le point noir reste la qualité du service. Rares sont les cafétérias qui réunissent les deux critères en même temps, à savoir luxe et excellence du service. En dépit du fait que les prix à la consommation ont pris une envolée, passant en quelques années de 75DH la tasse de café à 10 DH et 30 DH, les prestations, dans l’ensemble, restent de piètre qualité. Et pourtant, le café n’a pas tellement augmenté sur le marché surtout que celui utilisé par la plupart des cafetiers n’est certainement pas du premier choix.
D’un autre côté, le sucre, pour des raisons d’hygiène, devrait, comme d’ailleurs le stipule la loi depuis un certain temps, être servi sous emballage, conditionné et non comme le font beaucoup de cafétérias, qui se contentent de déposer sur les tables, des sucrières dans lesquelles ils mettent du sucre en poudre. Sinon trois morceaux de sucre .On sert aussi le café dans des verres ou des gobelets jetables (souvent préférés par les clients) au lieu de le servir dans des tasses qui doivent être, également, réglementées en matière de contenance. Quant au lavage des contenants (verres, tasses, cuillères, etc.), Dieu sait comment cette opération se passe, puisque la majorité des verres dans lesquels on sert, dégoulinent d’eau de rinçage, alors qu’en réalité ils doivent être, également, séchés pour être présentés propres. Un garçon de café a affirmé que lorsqu’il avait débuté comme plongeur, c’était seulement à l’eau froide du robinet, à laquelle on associait parfois de l’eau de javel, pour le rinçage des ustensiles ?
Concernant les tables, si on a relevé quelques bonnes intentions de plaire à la clientèle, ce n’est pas le cas pour ce qui est de l’hygiène, car la crasse résultant des essuyages successifs effectués avec le même torchon est souvent présente sur le dessus. Côté cendriers, il est rare d’en trouver de bonne qualité, et cela même dans des cafés dits huppés. Autre défaillance ou plutôt insuffisance, est l’absence de comptoirs frigo constatée chez certaines cafétérias où il n’existe que des bacs vitrés pour exposer les gâteaux et la pâtisserie.
Mais dans tout cela, le grand hic est que les clients, en général, ne semblent pas se plaindre vu que la grande majorité se contente de consommer et c’est tout. Le fait de faire la chaîne pour attendre qu’une table se libère ou de s’attabler avec des gens que l’on ne connaît pas ne semble pas trop les gêner outre mesure…
ENTRE NOUS
Ils représentent un danger pour les estivants
Jet-skis dangereux

Les jet-skis sont l’un des désagréments de l’été particulièrement dangereux. Ces engins sont souvent à l’origine d’accidents graves. Il est temps de mettre le holà à cette pratique qui fait d’innocentes victimes sur les plages d’Agadir mais aussi dans d’autres villes côtières du pays.
Un accident grave pourrait se produire et faucher, dans sa course folle, de très jeunes enfants à quelques mètres du bord de la plage, les blessant grièvement.Et partant,
remettre au goût du jour le problème de la présence des jet-skis au niveau des plages.

Les conducteurs de ces engins dangereux, de jeunes hommes âgés,la plupart du temps, d’une trentaine d’années, en compagnie,parfois de jeunes demoiselles, oubliant toute mesure de sécurité et le risque encouru, ne tarderaient pas ,un jour,à percuter de jeunes enfants qui s’adonnent à une baignade au bord de la mer. Les conséquences pourraient s’avérer très fâcheuses :graves blessures au niveau de la tête et/ou sur plusieurs parties du corps…en passant par les problèmes d’évacuation à l’hôpital,l’attente de l’ambulance,des soins ensuite,perte de sang,…
«Même si à la suite de cet accident le conducteur du jet-ski est arrêté par la police et son engin saisi, la problématique qui se pose, c’est l’intervention tardive des services de sécurité qui laisse pantois», nous dit un estivant qui avait assisté,l’année dernière deux accidents dramatiques :un jet-ski qui a fauché deux très jeunes enfants à quelques mètres du bord de la plage, les blessant grièvement. Le conducteur de cet engin, un jeune homme de trente ans, a percuté deux jeunes enfants qui s’adonnaient à une baignade au bord de la mer. Ces derniers, grièvement blessés, ont été évacués vers l’hôpital dans un état qui n’augure rien de bon, car ayant subi de graves blessures sur plusieurs parties du corps.

Le souvenir d’un tel accident fait remonter à la surface la fameuse question sur les dangers des jet-skis en bordure des plages, dont les conducteurs n’hésitent pas à abuser de la vitesse et d’un rapprochement de ces engins à quelques mètres seulement du bord de la mer.
Ce phénomène prend de l’ampleur, mais pas seulement au niveau des plages gadiries. Il se trouve en effet que des incidents graves ont été signalés à travers d’autres plages du pays.
Souvent, ce sont de jeunes personnes qui conduisent ces «jouets de la mort».
Une question mérite d’être posée : faut-il interdire les jet-skis au niveau des plages où faut-il soumettre leur utilisation à certaines conditions, telles que le permis maritime pour conduire ce genre de «véhicule marin» meurtrier lui aussi ? «On a l’impression qu’il existe certaines lois régissant l’utilisation des jet-skis, mais elles sont bafouées par de jeunes écervelés qui n’entendent rien à la raison. Surtout que ce n’est pas l’enfant d’un modeste salarié qui peut se permettre un tel objet, ni se permettre sa location à
250 DH l’heure», ajoute le témoin de l’accident.
«La preuve, on trouve actuellement sur nos plages de jeunes adolescents,la vingtaine,aux commandes d’un jet-ski», ajoute son épouse. Et de se rappeler « Durant la précédente saison estivale,j’ai lu que six estivants avaient péri au même endroit, fauchés par des jet-skis pilotés par des adolescents »

30 juin 2012

Reportage
Souss : Les jeunes et le secteur du bâtiment

De par les potentialités qu’il renferme en matière d’offres d’emploi, le secteur du bâtiment aurait pu absorber une partie non négligeable du chômage des jeunes, surtout en la période actuelle où le secteur connaît une impulsion jamais égalée suite au lancement par les pouvoirs tant publics que privés du gigantesque chantier d’une centaine de logements dont la facture financière s’élève à des milliards de dirhams.

La majorité de nos jeunes se détournent ,cependant,de ces chantiers qui poussent un peu partout comme des champignons, préférant ainsi tenter la traversée de la mer avec tout ce que cela peut comporter comme périls mortels. Au moment où nos jeunes troquent ainsi leur tenue de chômeur contre celle de harraga, d’autres jeunes venus par fournées des pays africains et même de la lointaine Chine sont ramenés à bord de bateaux dans un cadre on ne peut plus légal et organisé pour être déversés dans ces lieux de travail désertés par leurs semblables du cru. Qu’ont-ils nos jeunes à se comporter ainsi, sont-ils devenus paresseux ? Ont-ils perdu toute notion de nationalisme ? Reportage.

«Colonisation» de l’espace public

Il ne faut pas croire que les jeunes vendeurs à la sauvette, ceux qui s’accaparent la rue dans la ville sont des personnes dépourvues de toute expérience. Nombre d’entre eux sont déjà passés par un chantier. La grande place d’Inzegane,par exemple, ou celle du « Battoire »,regorge de ces marchands à l’air libre dotés du réflexe grégaire de détaler comme des lapins au moindre signal annonçant une descente de la police, revenant aussitôt que celle-ci aura quitté les lieux. Les jeunes de la Place ne sont plus que des Gadiris. On y trouve de tous les coins du pays. Quand on leur demande pourquoi ils ne seraient pas tentés de faire un autre travail que celui auquel ils s’adonnent, ils vous rétorqueront d’emblée «on préfère s’installer» ; dans leur bouche, le mot français, malaxé, se transforme en «nestali.» Tout un programme. C’est donc bien à une «colonisation» de l’espace public à laquelle l’on assiste. Exclus du système éducatif et des emplois rémunérateurs, évincés des avantages du registre du commerce, frustrés socialement, ces jeunes investissent massivement la rue à laquelle ils extorquent ce qu’ailleurs on refuse de leur accorder. Partout dans les gares routières, les passerelles, les trottoirs,les plages, ils se font envahissants en développant des dons d’ubiquité extraordinaires. On est toujours à la Place d’Inzegane.

Moi, manœuvre ? Plutôt crever… !!

Brahim vient de la région d’Ida Outanane ; grand de taille, il se tient voûté, épiant la marchandise étalée sur un tapis en nylon à même le sol : des sacs de voyage de toutes sortes. C’est très facile à emporter au cas où surgissent des agents de l’ordre. «Je préfère m’installer et gagner ma journée ici plutôt que d’aller moisir dans un chantier. J’ai servi pendant deux ans en tant que manœuvre. Je sais ce que c’est. Là-bas, on est toujours sale, on a besoin de mettre une tenue, de se changer, de se doucher chaque jour, et encore vous êtes appelé à bosser jusqu’à 18 h ; à cette heure-ci, vous êtes complètement éreinté. Or ce boulot pénible exige de la récupération, si vous ne dormez pas tôt, le lendemain vous ne serez plus dispos pour travailler. Ce qui signifie qu’il n’ y a aucun temps pour faire la prière ni pour passer du bon temps avec les amis. Ne parlons pas de la paye dérisoire qui vous décourage»

Al Mouqaf ,quartier Laâzib

Pour autant, il existe à Agadir des places fortes qui sont autant d’agences d’emploi informelles qui proposent de la main-d’œuvre à bon marché. Dans le quartier Moulay Rachid,l’ex-Laazib, chaque matin par exemple des ouvriers se regroupent près du marché de poissons , guettant la venue,à Al Mouqaf , d’un éventuel employeur qui les emmènerait sur un quelconque lieu de travail. La majorité vient des régions rurales du centre du bled, et semble avoir appris le métier sur le tas. Pour ainsi dire, le métier est devenu une spécialité des gens de la campagne plutôt que des citadins. Pour nombre d’entre eux, c’est le passage obligé pour faire une incursion dans la ville où ils pourraient se convertir dans le commerce informel ou envisager de pousser plus loin quand ils n’échouent pas dans un réseau d’immigration clandestin à destination de l’Europe.

Manque de personnel ou de formation ?
Mais le constat est là : les entreprises peinent à trouver les ouvriers dont elles ont besoin pour réaliser leurs projets. Certaines sont contraintes de marquer des temps d’arrêt pour chercher de la main-d’œuvre ordinaire ou qualifiée. Les maçons, les plombiers, les ferronniers, les ferrailleurs, les étanchéistes, les conducteurs d’engins et autres plâtriers ne courent plus les rues. Il faut les chercher à la loupe.
Ssi Ali,architecte, urbaniste et promoteur immobilier, déplore même l’absence de formation de la ressource humaine.«Le jeune Soussi, poursuit-il, rechigne à se faire manœuvre et même maçon parce qu’outre la pénibilité, ce métier est dévalorisé socialement, les pères n’osent pas divulguer la profession de leur fils au moment de demander une fille en mariage.» et d’ajouter : «Nos jeunes apprentis voient de mauvais exemples autour d’eux, ils ne peuvent supporter la vue de leurs semblables roulant dans de rutilantes voitures , c’est pourquoi, ils recherchent le gain facile et voudraient eux aussi goûter au confort.» . Il explique que cet état de fait a beaucoup à voir avec la culture et insiste sur la formation des hommes, relevant au passage qu’ailleurs, l’élément féminin est intégré dans le dispositif de l’emploi. Ce n’est donc pas demain la veille qu’on verra nos filles s’exercer à la pince et au marteau.

Copie rémunération… à revoir !
Pour notre promoteur et architecte, il est impératif qu’on «révise les modalités de rémunération ….afin d’intéresser les jeunes avec une formation assortie d’un présalaire ou d’un salaire car ils ont des besoins, peut-être même une famille à charge.» , La région du Souss est suffisamment outillée pour former la main-d’œuvre qui lui fait tant défaut. «Mais est-ce qu’on a essayé, s’est-il interrogé, de professionnaliser et de mettre à niveau l’entreprise algérienne en l’obligeant à se doter d’une direction technique et recruter des gens ayant obtenu des diplômes ?» D’un trait, il balaie l’affirmation selon laquelle il y aurait une pénurie de main-d’œuvre à Agadir et la région : «Les gens ne connaissent pas ce marché». Pointant un doigt accusateur vers les entreprises, il pose cette question : «Les a-t-on vus se réunir pour décider d’une stratégie, les a-t-on vus se présenter au niveau des écoles ? En France, il y a 42 architectes pour 100 000 habitants, en Algérie il y en a 22 pour 100 000 habitants,peu importe combien notre nombre,mais nous sommes sûrement dans les normes internationales, pour peu qu’il y ait une organisation, on est en mesure de relever le défi.»

Propositions
Ssi Ali insiste sur le fait qu’il n’y a pas de stratégie, il suggère aux entreprises de se faire connaître par catégorie ou spécialisation : «Elles peuvent par exemple se distribuer entre entreprises gros œuvres et entreprises tous corps secondaires. Sachant qu’il existe une dizaine d’entreprises dans la région du Souss, si on confiait à chacune d’elles la réalisation de 100logements/an, on aurait 260 00 logements/an ; faites le calcul pour 4 ans et vous aurez environ le 1 million de logements.».Et de proposer d’ « obliger les sociétés étrangères à sous-traiter avec les entreprises locales afin d’établir un partenariat qui ramènerait un savoir-faire à charge pour nous de fournir la main-d’œuvre et l’équipement. La formation professionnelle doit évidemment suivre. »En attendant, retour à la Place « Battoire »( ou Station des taxis). Hassan, originaire de Sidi R’bat s’est spécialisé dans la vente d’habits de sport. Les survêtements trônent sur une toile étendue à même le sol. Il a fait trois ans de métier dans le bâtiment. Il confesse qu’il enviait les bases de vie où logent les Chinois : «Si nos entreprises faisaient pareil pour nous, en matière de nourriture, d’hygiène, de loisir, etc., nous aurions peut-être mieux bossé.»
ABOU ISSAM-EDDINE

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30 juin 2012

DOSSIER VACANCES

La ville d’Agadir accueille le long de l’année, et en particulier durant la période estivale, des milliers de visiteurs en provenance d’autres villes du Royaume ou de l’étranger, venus apprécier ses plages et infrastructures hôtelières et distractives.

Forte de ces potentialités, Agadir vit à un rythme exceptionnel en particulier durant les mois de juillet et d’août dans la mesure où cette période marque les vacances ou le congé annuel d’une grande majorité de nationaux et de Marocains résidant à l’étranger.

Les plages deviennent alors l’incontournable recours pour les estivants fuyant la chaleur pendant le jour alors que les cafés et autres lieux de divertissement, qui restent ouverts jusqu’à des heures tardives, représentent la destination privilégiée des fêtards de tous âges et catégories confondus.

Lors de cette période estivale, et dés les premières heures du matin, il devient fréquent d’assister dans l’ensemble des quartiers de la ville d’Agadir au mouvement de personnes affluant individuellement ou par groupes vers les plages, les uns et les autres portant pour la circonstance des serviettes, des parasols ou encore des glacières.

Certains font tout le trajet à pied vers la plage alors que d’autres restent plantés pour une longue durée essayant en vain d’arrêter un taxi et se résignant par la suite voyant leur espoir se réduire en fumée.

Dans la plupart du temps, les habitants de la ville utilisent leurs voitures privées ou des moyens de transport commun partant du centre de la ville avec pour destination les nombreuses plages sises au nord de la ville dont « Tamraght », « Taghazoute », « Aourir » et « Aghroud », ou encore vers le sud de la ville où se trouvent des plages sauvages comme « Tifinite » et « Takdichte ».

A la mi-journée, la plage de la ville, qui s’est vue récemment classée par « le club des plus beaux golfes du monde » lors de sa dernière assemblée annuelle tenue à Agadir, devient pleine à craquer et déborde d’estivants.
SPECIAL PLAGES
1-Les plages : état des lieux et défis
La pollution des plages serait-elle inquiétante cet été?
La saison estivale s’entame et les estivants, qu’ils soient nationaux ou étrangers, commencent à affluer sur les plages. Seul inconvénient, la qualité des eaux de certaines plages est véritablement en deçà des attentes et les autorités compétentes tardent à prendre les mesures qui s’imposent, afin de protéger la santé des baigneurs, dans des plages souillées de toutes sortes d’immondices ménagères et industrielles qui polluent la mer.
Des plages, qu’elles soient dans la banlieue nord de la ville (Aourir, km22, Aghroud, Taghazoute, Tamraghte,…) mais également sur les zones non touristique sont de mauvaise qualité et risquent d’altérer la santé de nombre de banlieusards qui ne peuvent plus jouir de leur littoral pendant l’été.
Pis encore, mis à part un entretien annuel, qui s’avère insuffisant et inégalitaire des plages et en l’absence totale de pancartes ou de banderoles qui signalent leur état déplorable – où la couleur de la mer vire au noir et une odeur fétide se dégage de l’eau – aucune mesure presque n’a été prise par les municipalités concernées, afin de prévenir la baignade dans ces eaux de mer de plus en plus polluées.
Les analyses périodiques et les évaluations systématiques de la qualité des eaux de baignade tunisiennes, conformément aux critères fixés par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), pour l’été 2012, ont épinglé des plages, qui ne représentent que 2,5% des plages , dites de très mauvaise qualité et impropres à la baignade en raison des eaux usées (industrielles ou ménagères) déversées, qui devraient être fermées. Dévier les eaux usées vers des stations d’épuration, avant de les déverser dans la mer, serait une des solutions radicales à adopter, convient de dire les responsables concernés.

Dans le même temps, 65,5% des plages offrent des eaux de baignade de très bonne qualité, 16% des eaux de bonne qualité, ce qui est rassurant. Prés de 2% des plages offrent des eaux de baignade d’assez bonne qualité, 12% nécessitant un suivi et 2% offrent des eaux de baignade de mauvaise qualité .Quel est l’état des lieux des plages gadiries ? Depuis quand une étude bactériologique a-t-elle passé au peigne fin la qualité des eaux des 428 plages de la région soussie? Serait-il possible de rendre aux plages ex polluées leurs charmes d’antan? Combien y a –t-il de points de contrôle fixes ont été implantés sur la longueur de la bande côtière pour étudier les niveaux de pollution ?
Pourquoi ces questions ? Parce que, une fois un état des lieux fait sur les sources de pollution des plages et des études sanitaires menées autour de chaque point de contrôle, dans une première étape, ces études prennent en considération plusieurs critères tels que le type de la plage, son exposition à des facteurs de pollution, son taux de fréquentation, ses alentours…puis vient la dernière étape, celle de l’analyse microbiologique, faite à l’Institut Pasteur, qui est la dernière.
Parallèlement, et dans un souci continu au renforcement de l’image de la Tunisie où des millions de visiteurs étrangers viennent chaque année pour profiter de la beauté des sites balnéaires, et afin de récompenser les plages et les ports de plaisance ayant déployé des efforts en matière d’éducation et d’information environnementale, sécurité et services fournis, gestion environnementale et qualité de l’eau, des pavillons bleus, symbole de la qualité environnementale des sites balnéaires, seront remis à qui de droit.
En attendant de savoir combien de certifications ont été attribuées aux différentes municipalités de la région du Souss Massa Draa, force est de constater que chercher des solutions radicales, qui puissent écarter définitivement la pollution des eaux de la mer dans tout le littoral soussi, voire national, semble une entreprise de très longue haleine aux défis incontournables à relever par toutes les parties prenantes.

2-Précautions à prendre
Pour protéger sa santé et profiter de ses loisirs, il est indispensable
de veiller au respect des consignes suivantes :

• fréquenter de préférence les plages conformes de classes « A » et « B » ;
• éviter de se baigner dans les plages de classes « C » et « D » ;
• vérifier la propreté macroscopique du sable, avant de s’installer sur la plage ;
• éviter la baignade en cas de blessures ou de maladies ;
• préférer les plages équipées en infrastructures sanitaires ;
• utiliser les douches avant et après la baignade ;
• veiller à la propreté des lieux ;
• éviter de s’allonger à même le sable et utiliser des serviettes ;
• éviter d’emmener des animaux domestiques sur les plages ;
• respecter les consignes locales d’hygiène, de propreté et de sécurité ;
• éviter de jeter les déchets dans la plage et l’eau ;
• éviter les longues expositions au soleil ;
• informer et sensibiliser les enfants sur les risques liés à la baignade ;
• respecter les consignes de sécurité lors de l’utilisation d’engins de plaisance.

3-Conclusion et recommandations
La qualité des eaux de baignade et globalement l’hygiène des
plages s’est nettement améliorée au cours des cinq dernières
années sur le littoral marocain, certaines zones présentent
encore une vulnérabilité dues aux rejets directs et aux apports
telluriques en particulier en temps de pluies.
Une dynamique de refonte de la réglementation régissant la
qualité des eaux de baignade est actuellement en marche en
Europe, le Maroc suit également et progressivement cette
dynamique.
Afin de hausser davantage le niveau de gestion de la qualité
des aux de baignade et être proactif devant une éventuelle
déviation de la qualité, il convient de mettre en place ce qui
suit :
• élaboration de profils de vulnérabilité des eaux de baignade
(détermination des divers flux, hiérarchisation selon le degré
d’impact, voies de transfert, fréquence d’apparition) ;
• maîtrise des risques sanitaires en cas de dysfonctionnement
de systèmes d’assainissement, fortes précipitations… en vue
de prédire le rayon d’impact, sa durée et son moment d’appard
rition ;
• mettre à disposition des décideurs un SIG facilement exploitd
table et régulièrement actualisé pouvant les aider dans la prise
de décision et dans la gestion proactive ;
• suivre d’autres éléments dans la qualité des eaux, pouvant
entrainer des problèmes de prolifération anormale d’algues,
d’espèces venimeuses…
Piqûres d’insectes: pas trop graves !

L’été est synonyme de farniente. Le beau temps est là, et, s’est bel, et, bien installé. Randonnées en campagnes, baignades, sorties, veillées en famille, ou, entre amis, sont au menu.
A cause de la chaleur, des fois suffocante, tout le monde, grands, et, petits optent pour les tenues de saison. Port, de T. shirts, débardeurs, short, est automatique, d’où une plus grande exposition aux piqûres des insectes.

Ces dites piqûres sont le plus souvent provoquées par des moustiques, des guêpes, des abeilles. Dans notre pays, elles n’ont pas de conséquences sérieuses, mais dans certains pays, il faut vraiment faire attention, car on peut vite choper une maladie grave.

Il est à remarquer qu’il y a des peaux qui sont plus piquées que d’autres, et, les chercheurs, et, les scientifiques n’ont pas encore trouvé une explication crédible à ce phénomène.

Quand on n’est pas allergique, la piqûre d’insectes provoque en général une inflammation, une rougeur, un gonflement de l’endroit piqué, des démangeaisons, et, parfois des douleurs…

Dans ce qui va suivre, vous allez trouver quelques conseils pratiques, en cas de piqûre par les insectes qui frappent le plus chez nous.

Abeille, et, guêpe

Il faut savoir que ces insectes ne piquent, que lorsqu’ils se sentent en danger, c’est-à-dire, pour juste se défendre. Leur piqûre occasionne immédiatement un bouton rouge, et, douloureux avec un gonflement local de la peau. La douleur s’en va en principe au bout de deux heures, mais l’enflure augmente encore pendant vingt quatre heures. Parfois l’abeille ou même la guêpe, abandonne son dard dans la peau.

Recommandation

Ces insectes sont, en général, attirés par les aliments sucrés. Soyez attentifs lors de vos sorties, et, de vos randonnées. Si une abeille ou une guêpe s’approche de vous, essayer de garder votre calme, le plus possible. N’essayer jamais de l’écarter, elle se sentirait en danger, et, chercherait à se défendre. En cas de piqûre, et, si le dard reste dans la peau essayer de le retirer soit avec vos doigts si le dard est superficiel, sinon, il faut recourir à une pince, ou, comme faisaient le plus souvent nos grand’mères, à une aiguille, comme s’il s’agissait d’une épine. Pour diminuer la douleur, frottez la piqûre avec un oignon car l’ammonium neutralise le venin. L’application d’un cube de glace peut également soulager.

Enfants et piqûres

En général, ce sont les enfants qui sont les victimes les plus nombreuses. Il faut faire attention : si votre enfant n’arrive plus à respirer normalement, s’il commence à tousser, si son visage gonfle, s’il commence à mal avaler la nourriture, s’il se sent mal, s’il développe une fièvre, ou, s’il rougit, il faut immédiatement l’emmener chez un pédiatre.

Il faut retenir que dans le corps humains, il y a des parties de la peau, qui sont plus sensibles que d’autres. Citons-en, à titre d’exemple, les paupières, la bouche, les lèvres, les oreilles. La tuméfaction est alors impressionnante

Moustiques, et, puces

Ces insectes, rois de la nuit, piquent pour se nourrir. Leurs piqûres sont la plus part du temps nombreuses, et, très petites. Mais elles démangent beaucoup au point de faire mal aux victimes. Pour soulager votre enfant d’une piqûre, il faut absolument que vous soyez munis d’un produit pharmaceutique, qu’il faut le lui appliquer, dès qu’il commence à se plaindre. En tous les cas, il vaut mieux les couvrir avec des vêtements dès le coucher du soleil. Ne jamais utiliser des solutions anti-moustiques (répulsives) sans précaution : les produits contenant du Deet sont toxiques pour les bébés. Il faut les appliquer surtout sur les vêtements. Vaporisez uniquement quelques gouttes sur la peau non couverte, cela suffira à les protéger pendant huit heures.

30 juin 2012

ICI OU AILLEURS…………………………………….PAR M B. ABOU AMMRE
L’avenir du football dans la formation
Nous avons une relève sûre et performante dans le domaine footballistique, le Sud est un réservoir de talentueux footballeurs pourvu qu’on les prenne en charge, malheureusement ce n’est pas le cas au niveau des clubs soi-disant professionnels.
On ne forme plus, les jeunes sont toujours négligés et même si ces derniers se distinguent dans leurs catégories, leur déperdition est une réalité avant leur passage en équipe senior. C’est un phénomène réel qui perdure depuis de nombreuses années, et fini le temps où la belle époque des Mourad Jabrane,Docteur Rifqi,Kamal El Hiri,Bennij,Adil,,Ziou,
Ils sont nombreux les footballeurs « sudistes »qui ,tout jeunes avaient porté les couleurs nationales. Ils ont été incorporés dans l’équipe fanion de leur club, très tôt à peine les 16 ans, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, la recherche du résultat a souvent obligé les clubs à courir derrière les stars et les noms à coups de grandes bourses, délaissant le manque de prise en charge sérieuse des catégories jeunes, l’absence de formation dont les coûts sont souvent dérisoires. Voilà les raisons qui cassent les jeunes et à qui il manque tout juste un coup de pouce pour aller de l’avant. Il suffit juste de leur faire confiance, d’avoir le courage de les mettre dans le bain pour qu’ils se mettent en valeur et progressent. Les dirigeants de clubs et même les entraîneurs des équipes du Souss n’ont pas eu l’audace et le courage de lancer des jeunes, ils cherchent beaucoup plus la facilité en recrutant tel ou tel autre joueur. Quand on investit dans la formation, c’est assurément vers la qualité qu’on débouche, à moindre coût et sur un cycle, les clubs peuvent avoir une relève sûre, performante et qui peut garantir aussi une qualité de jeu. Il faudrait que les entraîneurs soient courageux pour lancer ces jeunes.
Autrefois, le HUSA et le Raja d’Agadir puisaient dans les équipes locales et les championnats inter-quartiers des joueurs comme Ali,El Hiri,….qui sont devenus célèbres et très convoités par des clubs marocains de renom.Le Hassania,
,le Raja d’Agadir,le Najah Souss,entre autres,ont toujours été considérés comme des clubs formateurs de jeunes talents, ce qui n’est plus le cas maintenant. Ils sont pointés du doigt par l’opinion sportive et c’est une honte de parler de ce volet qui est dénoncé ouvertement car ils n’ont absolument rien fait en ce sens depuis plus de dix ans. Les jeunes sont délaissés, abandonnés même, on ne s’intéresse plus à eux. Les responsables se doivent d’intervenir pour opérer une sorte de portes ouvertes : accorder plus d’importance à la formation car l’heure est aux responsabilités et chacun doit assumer les siennes. Tant à l’échelle régionale que nationale.En effet, des clubs comme le KACM,la RSS,l’Union de Tanger,le Mouloudia d’Oujda,ou l’équipe de Mohammedia,ainsi que toutes les équipes de l’élite des Ligues 1 et 2 doivent revenir à la formation, il y va de l’intérêt général du football marocain.

30 juin 2012

COMMERCE INFORMEL
« La responsabilité incombe aux collectivités locales »
Si le phénomène du commerce informel a pris de l’ampleur dans le Souss, au point de frôler l’explosion, c’est, entre autre, à cause du manque d’infrastructures commerciales. C’est du moins l’explication qu’a donnée un responsable interpellé sur la question. La responsabilité incombe aux collectivités locales. Explication : pour résoudre le problème de l’informel, « il faut intensifier le réseau formel, malheureusement, les collectivités locales tardent à investir dans ce créneau ».Il a également fait observer que la création de marchés de proximité relève des prérogatives des responsables locaux, mais ces derniers ne mettent pas le paquet.« C’est aux maires et aux gouverneurss de prendre des initiatives de création de marché de proximité pour absorber au maximum le commerce informel », explique-t-il. Et le responsable de proposer aussi pour éradiquer ce phénomène « qui gangrène l’économie nationale » les mesures suivantes : l’entrée graduelle dans la fiscalité et la délivrance de la carte d’activité aux marchands ambulants ,la réhabilitation des marchés de gros,la multiplication de marchés de détails et de proximité. Tout en reconnaissant que l’éradication de l’informel se fera graduellement. Ce commerce « ne disparaîtra pas facilement », a-t-il prévenu ».D’où « la nécessité d’engager une action gouvernementale qui impliquera tous les ministères concernés
MB ABOU CHAIMAA

Saison touristique
Pas de panique ! disent les professionnels

La saison touristique s’annonce difficile. les professionnels tempèrent leur enthousiasme à l’approche de l’été. Ils ont abattu un gros travail au cours des derniers mois pour tenter d’améliorer la situation, mais ils savent aussi qu’ils sont à la merci de facteurs sur lesquels ils n’ont aucune emprise, comme la sécurité. Ils se croiseront donc les doigts, en regardant vers le ciel. L’incertitude s’empare du milieu du tourisme. La saison estivale s’annonce peu prometteuse malgré l’optimisme affiché par certains responsables qui avancent timidement que les annulations par rapport aux réservations déjà faites depuis le début de l’année sont relativement basses et ne dépassent pas les 5%. Les hôteliers ont beau avoir commencé l’été avec le sourire, il reste à savoir s’ils le garderont toujours et comme l’a dit un directeur d’hôtel :« Il est temps de sauver la saison. Mais ce n’est pas peine perdue. «Chaque fois qu’il y a des trous, on travaille sur des stratégies à court terme. Certes les réservations sont au ralenti. Nous devrons booster notre tourisme après une saison noire de 2011. Nous sommes loin des chiffres de 2010. C’est difficile de se rattraper. Tout le monde nous suit en direct. Seule la sécurité permet de retrouver le sourire. L’application de la loi est primordiale. Nous sommes en train de perdre du temps. Nous devrons bouger plus et nous sommes capables encore de drainer de touristes cet été » a-t-il ajouté. Un autre professionnel a fait remarquer que « Nous sommes le secteur économique le plus important et le plus touché ! Nos entreprises sont en danger. Si la situation perdure il y aura beaucoup d’annulations. Nous devrons rassurer nos clients et sauver notre été»

Omar O.. , hôtelier à Agadir, ne mâche pas ses mots « on doit sensibiliser l’opinion publique car certains ignorent le rôle de notre tourisme dans l’économie nationale. Au Nord ouest, le secteur est sinistré depuis longtemps. Actuellement il est tragiquement enclavé. Nous sommes dans l’impasse. Nous devrons nous mobiliser pour sauver notre secteur.Et de conclure optimiste : « Bien que l’on ne soit pas, en terme de vente, revenus aux chiffres de 2010, la reprise sur le Maroc est bien réelle sur l’été quoique encore un peu timide ».
Reste que « ce n’est pas du tout le marasme que l’on pouvait craindre » selon un jeune guide de Taroudant. Les vacances des juilletistes pourraient suffire à rattraper la frilosité de juin. Il suffit de mettre les bouchées doubles et de croire à cette activité qui fait vivre des milliers de Marocains.
MB.ABOU MOHAMED-ALI
Association Izouran N’agadir :feuille de route pour La mise en place d’un « plan d’action Patrimoine »

Les années, inexorablement, se succèdent et le patrimoine architectural ,progressivement,se dégrade sans que,curieusement,les responsables concernés prennent garde. Constat :une série de destructions : Crédit agricole, Doucet Sport, cinéma Salam….A cela s’ajoutent des de l’ensemble Aga Khan, marchés municipaux, ensemble administratif,,,.Bref,de véritables musées en plein air que se disputent usure,indifférence,mépris,au vu et au su de ceux qui sont censés les protéger et les entretenir.Voilà ce qui indigne et révolte la société civile gadirie,notamment,l’Association IZORANE N’AGADIR,qui considère ce gaspillage de richesse comme une atteinte à l’histoire de la région,à sa mémoire collective, à sa dignité même .Et de recommander ,dans les meilleurs délais,la mise en oeuvre d’un « Plan d’action Patrimoine» décliné en quatre volets principaux. Car il est plus qu’indispensable, impératif, selon les IZORANE, la mise en place prioritaire d’une politique de protection efficace et ambitieuse par la commune et la société civile.
1° Volet technique
En attendant l’application des lois de protection et de sauvegarde: 1e- Indication sur les fiches de renseignement délivrées par l’Agence Urbaine les réserves concernant le patrimoine.2e-Instauration d’une sorte de moratoire sur les nouvelles autorisations de construire dans la « zone mémoire ».3e-Surveillance des autorisations de démolir.
La législation actuelle de protection type « monument historique » n’est pas adaptée au patrimoine gadiri: les propositions de classement de bâtiments isolés ne peuvent répondre à la sauvegarde de ceux-ci. Au contraire, le classement est considérée comme une pénalisation par les investisseurs qui, faute d’accompagnement, n’ont pas d’autre alternative que de laisser se détériorer leur propriété jusqu’à disparition.
4e- Création de zones protégées permettant des aménagements plus souples, voir « ZPPAUP » : zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (pris sur la législation française).5e-Montage du dossier d’obtention de classement de la ville au patrimoine mondial du XXe siècle auprès d’organismes de préservation du patrimoine.Selon les experts internationaux, Agadir réunit des critères exigés.6e-Mesures fiscales : encourageant et aidant les initiatives d’entretien et de restauration.7e-Dérogations et facilités accordées : transferts de C.O.S. 8e- Identification, inventaire, enquêtes.9e-Etablissement de cahiers des charges : assistance à des réhabilitations cohérentes et obligatoires.10e- Etudes du prochain schéma directeur en cours : intégrer comme priorité le thème de la protection du patrimoine. 11e- Classement et réorganisation des archives de la ville concernant les dossiers de permis de construire depuis 1961 ( HCRA), et leur mise à la disposition des historiens, des chercheurs, des étudiants,… pour l’étude et l’exécution de ce volet, l’agence urbaine est l’outil existant le mieux adapté. Sa compétence peut être renforcée par des formations spécifiques de son personnel.
2° Volet de mise en valeur
L’application des mesures de protection est inefficace tant qu’ elle n’est pas accompagnée de la mise en valeur du patrimoine et de son environnement, en premier lieu la requalification de l’espace public .Recommandations : • Résolution des problèmes de circulation automobile, source de pollution et d’encombrements. • Transports publics : l’option « Bus-Away » qui semble se concrétiser par la C.U.Ag est la plus adaptée. • Création d’avantage de rues piétonnes.( surtout le grd T) • Intensifier la création et l’entretien des espaces verts, parcs, squares, arbres d’alignement, redéfinir le rôle associatif et récréatif des jardins et leur animation par les riverains comme Lalla Meryem, Ibnou-Zaidoun, Dakhla et Olhao » : Les citoyens doivent être encouragés à s’approprier ces espaces • Eclairage public : entretien, choix cohérent et vérifié, mise en lumière de bâtiments et d’ensembles. • Assainissement, nettoyage, ramassage des ordures. Et surtout de débris de bâtiments en construction. • Réfection des certaines chaussées et voies piétonnes au sein du Grd T. • Régulation des enseignes et des espaces publicitaires ( le dimensionnement actuel est TROP agressif) • Signalisation lisible , cohérente et complète.( les visiteurs ont du mal à se repérer) • Encourager les enseignes Amazighs sur TOUS les établissements publics et touristiques.
3° Volet de sensibilisation :
Généraliser l’initiation au patrimoine de leur ville auprès des écoliers, des étudiants et des habitants : • Conférences, expositions, publications, visites guidées et films documentaires. • Donner à la ville une image attirante pour le tourisme culturel au lieu du seul label d’une station balnéaire. • Créer des labels encourageant les initiatives privées.
4° Volet de communication :
Mener et exposer une politique dynamique auprès des acteurs privés et publics expliquant l’intérêt à long terme de l’investissement dans la réhabilitation et la mise en valeur du patrimoine.
Côté ‘publics’,il faut impliquer toutes les institutions, inciter les divers ministères à répertorier, entretenir, faire connaître leur patrimoine immobilier (éducation nationale, transports,santé, etc.). Côté ‘privés’, on doit, d’abord, démontrer l’adéquation entre la vision futuriste représentée par le patrimoine du XXe siècle et les projets actuels de développement (le PCD). Ensuite, mettre en lumière l’implication des grands groupes internationaux dans l’environnement, la culture et ses retombées à long terme en termes d’image. Il faut également donner l’exemple en investissant les bâtiments appartenant à la ville en attente d’affectation (Banque AlMaghrib, L’ex marché Gros, les abattoirs…,).On doit s’ouvrir au public par l’organisation de journées portes ouvertes, de visites guidées.
Tous les volets esquissés d’un tel plan patrimoine sont indissociables les uns des autres. Pour la réussite de ce projet, il est indispensable d’assurer une parfaite coordination des interventions, et éventuellement de créer un organisme centralisateur des études et des décisions, relayé au niveau communal, piloté par la Municipalité et la Wilaya, dans lequel on devra trouver comme acteurs principaux : l’Agence Urbaine, le ministère de la Culture, le CRT et la société civile représentée par des associations spécialisées. Son rôle doit être légitimé , effectif et considéré comme l’un des outils principaux participant au développement futur de la ville, sans limites de territoire ou d’activités.
M.BEHRI

2- Débat sur l’écotourisme à Agadir
Souss :un terreau de l’écotourisme….mais
L’écotourisme a polarisé, le 16juin débat en fin de semaine dernière à Agadir, les travaux d’une journée d’études, consacrée à la promotion des activités touristiques et, par ricochet, à l’amélioration de l’attractivité touristique de la région. Si les participants étaient unanimes à constater que cette dernière « possède un potentiel pour promouvoir sinon une vraie industrie touristique, du moins un ensemble d’activités intégrées et harmonieuses, en mesure de s’adapter à une demande de plus en plus croissante en produits touristiques », ils ont t reconnu également la vulnérabilité de la variété d’écosystèmes de la région ;mais se sont contentés de proposer peu de solutions. Détails.
La région du Souss Massa-Draâ présente de nombreuses particularités uniques dans le domaine de la diversité faunistique et floristique, à même de constituer un palliatif au tourisme balnéaire “classique”ainsi qu’un « starter » pour le développement et la promotion de l’écotourisme. Cette forme de tourisme durable, plus concentrée sur la découverte de la nature (écosystèmes), mais aussi agro systèmes et tourisme rural, voire d’écologie urbaine (réserves naturelles urbaines) est un “voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés”, selon une définition de la Société Internationale de l’écotourisme (TIES) datant de 1991.Né il y a une trentaine d’années, le terme d’écotourisme est récent. Il aide aussi à “faire prendre conscience de la nécessité de préserver le patrimoine naturel et le patrimoine culturel. Et pour cause, il a pour objectif de mettre en valeur des sites et des aires de grande valeur écologique et culturelle pour développer un tourisme basé sur la conscience de sauvegarder les richesses naturelles, les traditions et les cultures autochtones. La population locale ,des montagnes du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas jusqu’au désert du Sahara, représente un acteur essentiel avec sa participation active afin d’atteindre les objectifs prévus, car la région est ,outre soumise à une multitude « d’agressions », comme les décharges sauvages, le surpâturage et l’exploitation illicite de la forêt, est de plus en plus confrontée à des problèmes environnementaux notamment la dégradation des ressources naturelles, l’élévation du niveau de la mer ,l’érosion des littoraux,la baisse des ressources en eau, et la désertification,entre autres. Après des précipitations dévastatrices il y a deux ans,en effet, elle est maintenant touchée par la sécheresse ponctuée par des cherguis, et il y a quelques mois par des gels. Un climat extrême dans une zone qui se targue cependant d’ un climat tempéré et de 360 jours de soleil par an.
Le Conseil régional du Souss-Massa-Draâ qui a placé le développement durable au cœur de sa stratégie 2010-2015 a mis en place des fonds importants pour la micro-industrie touristique durable qui a bénéficié jusqu’à aujourd’hui à 70 structures touristiques rurales. Ces établissements sont actuellement opérationnelles et génératrices de nombreux emplois dans le rural. Mais il faudrait plus, une synergie de toutes les composantes du secteur, (service d’Etat, associations locales , secteur privé, réceptif, « écolos et verts » , agences de voyages, population- appelée à constituer un « élément protecteur » pour le milieu naturel,sa « source de revenus appréciables « -, …), si l’on veut un tourisme vert dont on peut tirer des avantages, non seulement en termes d’attraction et d’équilibre environnemental, mais aussi au titre des revenus susceptibles d’être générés.
Car l’écotourisme,c’est l’aventure, le ressourcement en milieu naturel, le patrimoine, l’artisanat, les produits du terroir ,autant d’axes à valoriser pour attirer les touristes et ce, qu’ils émanent de l’intérieur ou de l’extérieur du pays. Il est indispensable aussi, face aux problèmes environnementaux qui menacent toutes les régions du pays, d’informer et de sensibiliser les jeunes afin qu’ils aient une connaissance précise du milieu dans lequel ils vivent, afin d’aboutir à un changement des comportements vis-à-vis de ce dernier et le prémunir de toute agression pouvant lui porter atteinte.
M. BEHRI

30 juin 2012

ACTUALITES
AEROCLUB D’AGADIR
SORTIE DE LA PREMIERE FEMME PILOTE
A l’aéroclub Royal d’Agadir ,c’est la fête durant ce mois de mai à l’occasion de la sortie,à l’issue d’une formation théorique et pratique, de sa nouvelle promotion de pilote de quatre élèves dont une femme,ce qui constitue une première dans toute l’histoire de l’aéroclub. L’heureuse pilote n’est autre que Madame Lamya Karmim, ingénieur d’état à l’Office National Des Aéroports (ONDA).Un couronnement amplement mérité vu la qualité de formation dispensée et les efforts consentis par les instructeurs de l’aéroclub et son président Rachid El Bassita
Outre la formation des pilotes privés, l’aéroclub est accrédité pour la préparation de la qualification des vols aux instruments IFR. Fondé en 1959 à Agadir, cette association a contribué activement à la formation de nombreux pilotes privés dans la région du Souss, dont certains sont passés professionnels et exercent actuellement le métier de pilote de ligne ou de chasse .
Après une dizaine d’années d’inactivité due,en grande partie,au transfert de ses locaux vers l’aéroport Agadir Al Massira, un nouveau staff dynamique a repris les commandes, en février 2008., et a investi massivement pour redonner vie au club sous la dénomination “Aéroclub Royal Agadir Al Massira (ACRAM)”.
Situé dans une zone stérile de l’Aéroport Agadir Al-Massira, partie aviation générale L’aéroclub d’Agadir Al-Massira est géré par un comité de cinq personnes (président, vice président, trésorier, secrétaire générale, et adjoint secrétaire générale).Son effectif total dépend du nombre d’adhérents .Quant au nombre du personnel titulaire,il est de composé de six pilotes instructeurs et de trois employés. Enfin, comme c’est une association à but non lucratif,dont l’objectif est de former des pilotes privés d’avion et d’exercer des sports aéronautiques, toutes les tâches nécessaires au bon déroulement de la vie du club sont assurées par des membres bénévoles, en plus de leur passion pour le pilotage.
Mustapha BEHRI

Aéroport Ouarzazate
25.740 VOYAGEURS TRANSITAIRES
Durant les quatre premiers mois de l’année en cours,le nombre de voyageurs ayant transité par l’aéroport de Ouarzazate,s’élève à 25.740,alors qu’à la même période lde l’année dernière,il avait atteint33.189 passagers .Cette baisse de 22,44% donc est due notamment,selon un rapport de l’Office national des aéroports (ONDA ), au recul du nombre des voyageurs sur les vols réguliers nationaux (-26,51%), soit 16.471 voyageurs à fin avril dernier contre 22.413 pendant la même période de 2011.
La même source indique le nombre des passagers sur les vols réguliers internationaux a également accusé une baisse avec 6389 voyageurs contre 7615 à fin avril de l’année écoulée.
La même tendance à la baisse a été aussi constatée au niveau du nombre de passagers empruntant les vols charter (1642 voyageurs contre 2477 durant la même période de l’année précédente.
Pour ce qui est du nombre des voyageurs sur les vols transit, il a affiché une hausse (80,99%), avec 2238 passagers à fin avril, contre 684 durant la même période de l’année dernière.
Quant au trafic pendant le premier trimestre 2012,au niveau de cet aéroport de la ville de Ouarzazate les vols nationaux viennent en tête avec 77,83%, talonnés de loin par des vols réguliers internationaux (17,12%) et des vols charters (5,03%).
Concernant le trafic aérien durant le premier trimestre 2012 au niveau de cet aéroport, les vols réguliers nationaux arrivent en tête avec 77,83%, suivis des vols réguliers internationaux (17,12%) et des vols charters (5,03%).
M.BEHRI

SOUSS/ENSEIGNEMENT
LE MINISTRE LANCE LE PAGESM
Mohamed El Ouafa, le ministre de l’Education Nationale et Christophe Wilkie, l’ambassadeur du Canada au Maroc ont récemment lancé le Projet d’Appui à la Gestion des Etablissements Scolaires du Maroc (PAGESM).Ce projet est le fruit d’un partenariat entre l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et le MEN.Etalé sur quatre ans, de mai 2012 à novembre 2015, il se fixe pour objectif l’amélioration de la qualité de l’éducation de base tant pour les garçons que pour les filles qui fréquentent les établissements d’enseignement public au Maroc. L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet par le Canada s’élève à11,65 millions de dollars canadiens, dont 8 millions pour le Maroc.
SIX COMPOSANTES
Pour information,six composantes déclinent le PAGESM .La 1e composante 100 porte sur des «projets d’établissements scolaires» en matière d’appui technique à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets d’établissements, la mise à niveau des 9.705 directeurs d’établissements et des autres gestionnaires. La 2e composante 200 est axée sur le renforcement des compétences de gestion des directeurs d’établissements scolaires. La 3e composante 300 est en phase de sélection et évaluation des directeurs des établissements. Elle vise l’apport d’un appui technique à l’utilisation de procédures et outils modernes de sélection et d’évaluation des Directeurs d’Etablissements (DE), la mise à niveau de 150 gestionnaires en ressources humaines des AREF, des délégations et des autres gestionnaires concernés par la sélection et l’évaluation des DE scolaires.Dédiée à l’égalité des genres, la 4e composante 400 a pour objectif d’ apporter un appui technique pour la prise en compte des besoins et intérêts différenciés des filles et des garçons, des femmes et hommes dans l’élaboration, la budgétisation, le suivi et l’évaluation notamment du projet d’établissements scolaires. Pour ce qui est de la 5e composante 500,elle est dédiée notamment. Quant à la 6e composante 600,elle se doit d’ assurer la gestion et suivi du projet aussi bien au Maroc qu’au Canada.
BENEFICIAIRES
En somme, le PAGESM concerne 1.378 établissements, dans le Souss , soit 1.078 pour le primaire, 191 pour le collège et 109 pour le qualifiant ,parsemés dans les neuf délégations de la région ,en l’occurrence, celles de Agadir Idaoutanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Sidi Ifni,Taroudant, Ouarzazate, Tinghir et Zagora. Il convient de rappeler que la cérémonie du coup d’envoi du PAGESM ,dont bénéficieront,finalement, directeurs d’écoles, enseignants, Association des parents ,a eu lieu le 21 mai à l’école Ennahda de Dcheira Jihadia, qui relève de la délégation d’Inezgane Ait Melloul..
HISTORIQUE
Simple rappel, le PAGESM vient en appui aux réformes du système éducatif entreprises à partir des années 90, avec la Charte Nationale de l’Education et de la Formation, suivie, en 2009, par la mise en œuvre du Plan d’Urgence pour accélérer le rythme de la réforme. A noter également qu’il complète deux projets antérieurs d’accompagnement canadien ayant appuyé la réforme marocaine, celui d’appui à la planification stratégique de 2003 à 2005, ainsi que le Projet PROCADEM de 2006 à 2010. Et que ces deux projets venaient enfin soutenir notamment les gestionnaires des unités centrales et des Académies régionales dans le processus de décentralisation/déconcentration de la gouvernance en éducation.
Mustapha BEHRI
30e et dernière journée-Botola Pro
LA JEUNESSE D’AL MASSIRA EN D2
Le suspense aura duré jusqu’à la dernière journée de la Botola Pro dont la clôture en apothéose oppose, ce lundi à Rabat, le FUS, dauphin avec 57 points, au leader, le Moghreb de Tétouan (58 points).Alors qu’en bas du tableau,le WAF a relégué la Jeunesse d’Al Massira en D2 en la battant par 3 à 0.Les Fassis avaient une seule et unique chance de rester en D1 :remporter la victoire ,et elle ne l’a pas ratée contrairement aux poulains de Aziz Karkache ,qui en avaient deux :gagner la rencontre ou faire match nul afin de rester parmi l’élite de la Botola.Mais c’était compter sans la virtuosité des co-équipiers de Benjelloun qui ont su s’imposer face à une équipe « sans ressources psychologiques ni physiques »comme l’a reconnu l’entraîneur de la Jeunesse.
Avec cette relégation de son équipe phare en D2 ,la ville de Laâyoune rejoint Marrakech,Settat,Mohammedia, Tanger et Oujda ,toutes privées de suivre la Botola-Pro,autrement qu’à la…télévision.
En fin de compte,si l’on excepte la ville d’Agadir dont l’équipe première a frôlé le pire avant de se voir offrir les chances du maintien,il semble que les dieux de la balle ronde ont condamné le sud du Maroc à une traversée dans le désert qui risque d’être longue et…fatale pour le football dans cette région.
M B. ABOU AMMRE

URBANISME : PROTEGER LE FONCIER DEVIENT IMPERATIF

Lors de son intervention sur l’urbanisme devant la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville,et en présence des parlementaires,Tarik Kabbage a affirmé clairement et sans ambages ,suite à une intervention du ministre de tutelle devant ladite commission, en l’occurrence Nabil Benabdellah : «Nous ne pouvons rien réaliser au niveau de la politique de la ville si on ne peut pas protéger le foncier dont nous disposons à Agadir. La protection du patrimoine foncier de l’Etat contre les grands promoteurs immobiliers qui bénéficient de couverture, est devenue un impératif»,Sur un ton alarmant et responsable,le maire de la ville a ajouté que le holding Al Omrane est un levier de l’Etat qui a pour mission d’appliquer et de mettre en œuvre la politique étatique dans le domaine de l’urbanisme. Et ce sont les puissants promoteurs immobiliers qui profitent de cette politique puisqu’ils s’accaparent les terrains de l’Etat à un prix dérisoire, y construisent des appartements économiques et gagnent des milliards alors que les conseils locaux ainsi que les autorités locales n’en héritent que les problèmes. Il est certain que le patrimoine foncier de l’Etat est devenu depuis quelques années l’objet d’une exploitation sauvage et anarchique qui ne prend nullement en compte les problèmes et les dysfonctionnements liés à la sururbanisation des grandes et moyennes ville, ce qui empêche toute intégration urbaine et sociale. Estimant que la situation du secteur de l’urbanisme constitue un recul par rapport à ce qu’on a vécu avec le gouvernement d’alternance, le député socialiste a précisé que « la ville n’est pas un espace d’habitat mais un cadre de vie. ».Et de préconiser un désengagement définitif des gouverneurs et des walis du domaine de l’urbanisme. De son côté, Mohamed Ameur, membre de la même commission, a, dans son intervention, mis en relief les facilités et les avantages qu’offrent les institutions de l’Etat dans ce secteur aux promoteurs immobiliers. «Il est inconcevable que l’Etat équipe des terrains pour les offrir à ces promoteurs sous prétexte qu’ils opèrent sur le créneau de l’habitat social. C’est une aberration. Il a le devoir de poursuivre les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens de l’argent public et donc du contribuable».Faisant ensuite remarquer qu’il est impensable que l’Etat ne dispose pas d’une réserve et d’un patrimoine fonciers,le membre du Groupe socialiste a ajouté que durant les années quarante et cinquante, le patrimoine étatique dans ce domaine était très important. Avant de conclure que rien ne pourrait être fait pour la conception d’une politique de la ville sans cette réserve foncière. «Nos villes sont incapables de trouver les terrains pour construire des hôpitaux et des bâtiments pour les différents services publics. Beaucoup de personnes se sont enrichies à partir de ces facilités et de ces avantages alors que les villes n’en ont tiré aucun profit ».
Mustapha BEHRI

30 juin 2012

LA CHAUSSEE,CET ESPACE A BIEN PROTEGER ET..PARTAGER

Depuis quelques mois, l’état de la chaussée dans la ville d’Agadir s’est tellement dégradé qu’il est devenu quasi impossible de circuler en voiture sans faire les frais d’un trajet chaotique où, dans le meilleur des cas, on s’en sort avec des secousses, et souvent avec un pneu éclaté ou, parfois, une pièce du train avant du véhicule qui finit par casser. Ornières, nids de poule, dos d’ânes,parfois même gouffres, Ace rythme la capitale du Souss risque de devenir un véritable gruyère, à l’origine de la rogne et la grognes devenues habituelle des conducteurs lassés.
A-t-on seulement pensé à diagnostiquer l’état de la chaussée ? Qui le fait ? Comment sont déterminées les priorités ? Qui contrôle le travail des prestataires quand travaux de réfection il y a ? Comment une ville, vitrine économique du Maroc, sans endettement, avec un budget excédentaire, peut se permettre d’être dans un tel état ?
En attendant des réponses à toutes ces questions,

Il convient de soulever un autre problème plus ou moins lié à l’entretien de la chaussée ,c’est que nous continuons à vivre de plus en plus de dégâts et de catastrophes sur les chaussées, à travers le pays, dans le rural dans l’urbain, sur les vois normales et aussi sur les routes nationales et autoroutes. Ce phénomène est dû au fait que les usagers de ces voies et chaussées ignorent que ce sont des endroits partagés et que chacun doit respecter le droit de priorité
Les piétons, les cyclistes, les motocyclistes, les voituriers, les laxistes, les chauffeurs des autobus, les triporteurs, tout le monde se doit de respecter le code de la route et d’être vigilant car la vie humaine est tout le temps exposée aux dangers dans ces lieux.
Les plus dangereux usagers de la route sont effectivement, et de l’avis de tout le monde, sont les laxistes, les chauffeurs du transport commun et du personnel, les autobus, et les motocyclistes ; ceux là ne respectent rien et aucun règlement et chacun d’eux croit être le seul utilisateur de ces chaussées, car ils conduisent n’importe comment et s’arrêtent n’importe où et à n’importe quel moment. Ce qui appelle à une grande vigilance de la part de ces gens qui mettent en péril la vie des autres par leurs mauvais agissements.
Les autorités compétentes sont tenues d’imposer un règlement sévère à l’égard de tout contrevenant à la loi et au code de la route, en installant des radars dans tous les endroits sensibles et à grande circulation, et particulièrement dans les grandes villes qui connaissent un trafic routier important.
Aussi, faut-il sensibiliser les agences de transport au choix strict des chauffeurs et leur imposer un cahier de charge bien rigoureux. Ceux là sont tenus de confier leurs véhicules aux personnes sérieuses et aptes moralement et psychologiquement, armés de civisme et non à des déséquilibrés mentaux ou à des drogués.
Les enfants aussi doivent être sensibilisés à l’école au respect du code de la route en les incitant à emprunter les endroits réservés aux piétons pour traverser. Autre problème qui bloque les passages et les chaussées :la présence des mendiants partout, le long des chaussées en ville, et particulièrement tout près des feux rouges. Ces personnes constituent un danger énorme et menacent également la vie des passagers .En outre,ils donnent une mauvaise image du pays aux visiteurs étrangers qui s’étonnent du nombre important d’enfants et de femmes qui font de la mendicité leur profession préférée car cela rapporte beaucoup.
Des mesures sévères s’imposent de toute urgence pour arrêter cette hémorragie qui ne fait que prendre de l’ampleur.

L’Etat au chevet du Plan Azur
ou bien
Plan Azur,copie à revoir

Lancé en 2001 pour soutenir la Vision 2010 dont l’objectif était d’accueillir dix millions de touristes en 2010,le Plan Azur a fini par jeter l’éponge.Si l’on excepte l’ouverture des stations balnéaires de Saïdia en juin 2009 et de Mazagan ,quatre mois plus tard,tous les autres projets , Port Lixus près de Larache,Mogador à Essaouira, La plage Blanche non loin de Guelmim et Taghazout au nord d’Agadir ont connu des difficultés et des retards dus à la révision des plans d’aménagements, le retard des travaux, les problèmes du foncier et les changements d’investisseurs,tant et si bien qu’en avril 2009, le ministre du Tourisme Mohamed Boussaïd a dû redimensionner le plan en revoyant à la baisse la capacité hôtelière qui est passée de 85.000 lits à 35.000 et en repoussant l’échéance à 2016.
Sur le plan régional, le projet de la Plage blanche qui couvre 320 hectares a été concédé après le désistement de Fadesa au groupe égyptien Pickalbatros qui aurait dû construire deux hôtels et un centre de loisirs fin 2011. Quant à la station de Taghazout , la première station ayant été programmée du Plan Azur, elle n’est pas prête de sortir de terre suite à la défection de deux investisseurs, Dallah Al Barka dont le contrat a été résilié en mars 2004 et Colony Capital en avril 2009. Mais il semble que l’aménagement de cette station qui fait partie de la vision 2020 du ministère du Tourisme,a été remis sur les rails.
Lahcen Haddad, l’actuel ministre du Tourisme,reconnaît lui-même que . «Le Plan Azur, dans sa première configuration, était ambitieux. Il rêvait d’avoir une offre balnéaire conséquente. Malheureusement, plusieurs facteurs ont fait que ce projet ne se concrétise pas». Les investisseurs et les aménageurs développeurs qui y avaient cru parce que s inscrivant dans le cadre d une vision nationale ont voulu aller jusqu au bout de l aventure pour renoncer ensuite ;mais le surdimensionnement des sites des stations balnéaires, la conjoncture actuelle et les impératifs de calendrier en ont décidé autrement en imposant aux sociétés et aux aménageurs-développeurs en charge des projets en cours de repenser leurs visions et surtout d’élargir leurs tours de table .Tant et si bien que l’Etat a dû intervenir à travers le Fonds marocain de développement touristique (FMDT) et la CDG, bras armé de l’État, afin de donner une nouvelle configuration au Plan Azur.C’ est ainsi que , après avoir pris une contribution de 30% dans le tour de table de la Société de développement de Saïdia, le FMDT est entré en négociation avec la Société d’aménagement et de promotion de la station touristique de Taghazout (Agadir). Les discussions ont en effet mené à la constitution d’un nouveau tour de table, où la CDG détient 35%, le FMDT (25%), Alliances (20%), Entreprises Souss (15%) et SMIT (5%). Résultat, les travaux sont en cours au niveau de cette station, la première, d’ailleurs, à être concédée dans le Plan Azur, quoiqu’ accusant un énorme retard. Le terrassement du premier golf est effectivement fini, ainsi que les études sur le club house. L’appel d’offres pour les travaux de voiries et réseaux divers sera lancé avant cet été
En somme, de nombreux efforts sont aujourd’hui consentis pour rectifier le tir et relancer le Plan Azur dans sa nouvelle configuration, en associant un thème à chacune des stations. Ainsi, même au Sud, où le problème de la saisonnalité ne se pose pas, les ambitions sont considérables, notamment avec Plage Blanche (Guelmim) et Oued Chbika (extension du Plan Azur) situé le long de la côte de l’Océan Atlantique et du Sahara, à 400 km au sud d’Agadir, dans la province de Tan-Tan, et directement en face de Fuerteventura (Îles Canaries). Les deux premières phases de ce projet couvriront une superficie de 500 hectares, avec une assiette foncière supplémentaire de 1.000 ha à venir. . Le projet contient une marina, réalisée à près de 70%, plusieurs hôtels, un parcours de golf, des appartements donnant sur la marina, des établissements médicaux et des aires de divertissement, de bien-être et de sport. Bref, l’engagement de l’État de créer des stations plus matures est bien réel. Pilotage des investissements, gestion de la problématique de l’aérien, intégration de la variable animation dans l’équation… tout y est, dans le but de sauver les projets du Plan Azur. «On ne va se retirer des tours de table des sociétés créées pour la gestion des stations qu’une fois les projets arrivés à maturité», a tenu à rassurer le ministre du Tourisme. Gageons que cela soit suffisant pour rectifier le tir des défaillances de la vision 2010.Et le haut responsable marocain d’ajouter optimiste : « Vu la taille de la station, un grand nombre d’investisseurs peuvent être associés à sa réalisation. Donc, on peut faire deux stations, Plage-Blanche I et Plage-Blanche II. On est, d’ailleurs, à la recherche d’autres investisseurs prometteurs pour Plage-Blanche II ».
Mustapha BEHRI

30 juin 2012

Sidi Ifni renforce ses infrastructures sportives
Quelque 24 millions de dirhams (MDH) est l’enveloppe budgétaire allouée au renforcement des infrastructures sportives dans la province de Sidi Ifni, notamment à travers la construction de complexes socio-sportifs.
Les travaux de construction d’un centre socio-sportif de proximité de type « A » dans la ville de Lakhssass ont atteint un taux de réalisation de 95%, avec un montant évalué à 3,7 MDH financés dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Jeunesse et des sports et la municipalité, a indiqué Tahar Lansari, le délégué régional de ce département. Et d’ajouter que ce projet inclut des espaces réservés aux enfants et aux jeunes, une salle et un terrain omnisports ainsi qu’ une piscine petit bassin. Selon le même responsable,
deux centres similaires seront prochainement édifiés dans la ville de Sidi Ifni et la commune de Mirleft (9,8 MDH).Il a précisé par ailleurs que les procédures administratives et techniques ont été finalisées dans l’attente du lancement des travaux. Les projets d’avenir comprennent aussi un complexe socio-sportif de proximité incluant trois terrains gazonnés (synthétique), qui seront construits dans la ville de Sidi Ifni avec une enveloppe budgétaire de 2,2 MDH, financés dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Jeunesse et des sports et la municipalité, ainsi qu’une salle couverte d’une superficie de 4.000 mètres carrés (9 MDH), financés par le ministère, le conseil régional de Souss-Massa-Drâa et le conseil municipal de Sidi Ifni. Ces projets comprendront également, selon le délégué régional, cinq terrains de sports collectifs, qui vont bénéficier, dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), aux communes de Sbouya, Sidi M’barek, Boutroch, Ibder et Imi Anfass. Un centre d’accueil va également être créé dans la ville de Sidi Ifni avec un budget avoisinant les 350 mille dirhams, financés dans le cadre d’un partenariat entre l’INDH et l’Association Awrach Sidi Ifni.
Pour rappel,Sidi Ifni est une ville marocaine de la région de Souss-Massa-Draâ, située au bord de l’océan Atlantique. Après avoirlongtemps fait partie de la province de Tiznit, elle est devenue le chef-lieu de la province de Sidi Ifni en 2002, lorsque celle-ci a été créée.Il y a quelques année,y avaient éclaté des évènements sanglants sur fond de malaise social et avaient valu à la chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera la fermeture de son bureau de Rabat et l’audition de son représentant au Maroc par la justice.
« La ville est jolie, calme, pas de pollution mais pour combien de temps ?
La plage très facile d’accès et très baignable en hiver. »selon un touriste ,Et d’ajouter : « C’est une ville assez agréable pour la plage, mais il y a trop de camping caristes…
Au sud, c’est le grand désert et au nord tu n’as que Tiznit
Pour des vacances, çà peut aller, mais pour y vivre à l’année, tu risques de t’ennuyer ».Voici ce qu en dit sa femme : « La ville d’Ifni est un peu étrange : à la fois très paisible avec ses gens calmes, sa plage, les vagues, le soleil qui tape, l’ombre de quelques arbres … et puis parfois c’est à la limite de la ville fantôme : tous les bâtiments des colons espagnols qui sont soit à l’abandon soit transformés (par exemple l’ancienne église en palais de justice :p), le champ d’aviation planté en plein milieu et complètement désert, un vieux ports-téléphérique aujourd’hui complètement désaffecté … Sidi Ifni ça plait ou ça plait pas parait-il … nous ça nous a plu … pour 2 jours ! ».
MB. LE MARIN.

30 juin 2012

ICI OU AILLEURS…………………………………………Par ABOU AMMRE
MISERE FOOTBALLISTIQUE SOUSSIE
Si l’on effectue un voyage au bout du football à Agadir,on aura l’impression de vivre…si ça peut s’appeler vivre…dans un monde cassé,pour parodier le célèbre Gabriel Marcel. Oui, cassé comme une montre cassée Le ressort ne fonctionne plus. En apparence,il n y a rien de changé. Tout est bien à sa place. Mais si on porte la montre à son oreille…,on n’ entend plus rien. En effet,Botola Pro ou divisions inférieures,avec ou sans infrastructure,cadre qualifié ou pas,c’est partout le constat de stagnation,sino une régression illustrée chez certains,par une misère des victoires,par une grandeur des défaites chez d’autres.
Le Hassania,par exemple .Depuis des années,ses rapports se ressemblent comme des gouttes des larmes puisque photocopies de manques,de déficits,de défaillances incompréhensibles que maquillent promesses d’y remédier. .Et le promis de se voir remis .Comme l’est cette année ,et le sera celle qui suivra..0Mustapha Madih ,l’actuel entraîneur des Rouges en sait certainement quelque chose. Témoin son combat contre l’absurde pour insuffler un esprit nouveau,de redresser la situation,de remporter des victoires qui feraient illusion,moins à lui,sans doute,qui a découvert le vrai visage d’une équipe qui manque de tout ou presque,pour tenir la dragée haute aux grands de la Botola Pro ;et donc obligé,comme ses prédécesseurs de s’acharner à la tache pour le…maintien. Ainsi,il n y aura rien de changé. Tout sera bien à sa place. Les co-équipiers de Batma auront,dans des sursauts d dernières minutes,atteint l’objectif,vieux et nouveau,celui d’aider le Club ,comme ils l’ont fait cette saison,à se
l’occurrence un « cadre fourmillant de points précis,mais s’amalgamant :rivalités sportives ou personnelles,incidents ou accidents,crises intestines ;mais aussi et surtout,un Club qui possède à haut degré,ce que n’avait pas Don Quichotte,l’art de la mis en scène,une « présence »indéniable. Les colères calculées, les prétextes enjolivés,les promesses semées feront le reste pour rassurer endormir un public de moins en moins nombreux aussi bien dans les tribunes que lors des assemblées générales. Un public aigri au point de s’en prendre vertement aux équipes adverses. Un public qui ne sait plus où donner de la tête puisque les autres équipes soussies l’auront, encore une fois, lamentablement déçu en continuant, autre misère de victoires, à mariner en divisions inférieures. A l’image de l’Ittihad Ait-Melloul,Ie Najah d’Ihchach .Les mal loties, celles du bas de l’échelle footballistique, le Raja d’Agadir par exemple, font pitié à force de s’offrir en spectacle,à la veille de chaque match,en vue de ramasser de quoi payer les…arbitres !
Toutes ces équipes ,sous des formes et à des titres divers illustrent à merveille cette des misère des victoires et cette grandeur des défaites qui partagent le paysage footballistique soussi.Et elles ne sont pas les seules puisque,excepté Agadir avec son Hassania(dont les joueurs attendent encor leur dû), tout le Sud marocain ,de Settat à Lagouira, a des équipes qui évoluent ,dans les meilleurs cas,en D2.La JSM de Laayoune ne vient-elle pas de rejoindre le KACM ?Une autre histoire ..On en parlera ainsi que de l’équipe nationale ultérieurement.

L’Etat au chevet du Plan Azur

Lancé en 2001 pour soutenir la Vision 2010 dont l’objectif était d’accueillir dix millions de touristes en 2010,le Plan Azur a fini par jeter l’éponge.Si l’on excepte l’ouverture des stations balnéaires de Saïdia en juin 2009 et de Mazagan ,quatre mois plus tard,tous les autres projets , Port Lixus près de Larache,Mogador à Essaouira, La plage Blanche non loin de Guelmim et Taghazout au nord d’Agadir ont connu des difficultés et des retards dus à la révision des plans d’aménagements, le retard des travaux, les problèmes du foncier et les changements d’investisseurs,tant et si bien qu’en avril 2009, le ministre du Tourisme Mohamed Boussaïd a dû redimensionner le plan en revoyant à la baisse la capacité hôtelière qui est passée de 85.000 lits à 35.000 et en repoussant l’échéance à 2016.
Sur le plan régional, le projet de la Plage blanche qui couvre 320 hectares a été concédé après le désistement de Fadesa au groupe égyptien Pickalbatros qui aurait dû construire deux hôtels et un centre de loisirs fin 2011. Quant à la station de Taghazout , la première station ayant été programmée du Plan Azur, elle n’est pas prête de sortir de terre suite à la défection de deux investisseurs, Dallah Al Barka dont le contrat a été résilié en mars 2004 et Colony Capital en avril 2009. Mais il semble que l’aménagement de cette station qui fait partie de la vision 2020 du ministère du Tourisme,a été remis sur les rails.
Lahcen Haddad, l’actuel ministre du Tourisme,reconnaît lui-même que . «Le Plan Azur, dans sa première configuration, était ambitieux. Il rêvait d’avoir une offre balnéaire conséquente. Malheureusement, plusieurs facteurs ont fait que ce projet ne se concrétise pas». Les investisseurs et les aménageurs développeurs qui y avaient cru parce que s inscrivant dans le cadre d une vision nationale ont voulu aller jusqu au bout de l aventure pour renoncer ensuite ;mais le surdimensionnement des sites des stations balnéaires, la conjoncture actuelle et les impératifs de calendrier en ont décidé autrement en imposant aux sociétés et aux aménageurs-développeurs en charge des projets en cours de repenser leurs visions et surtout d’élargir leurs tours de table .Tant et si bien que l’Etat a dû intervenir à travers le Fonds marocain de développement touristique (FMDT) et la CDG, bras armé de l’État, afin de donner une nouvelle configuration au Plan Azur.C’ est ainsi que , après avoir pris une contribution de 30% dans le tour de table de la Société de développement de Saïdia, le FMDT est entré en négociation avec la Société d’aménagement et de promotion de la station touristique de Taghazout (Agadir). Les discussions ont en effet mené à la constitution d’un nouveau tour de table, où la CDG détient 35%, le FMDT (25%), Alliances (20%), Entreprises Souss (15%) et SMIT (5%). Résultat, les travaux sont en cours au niveau de cette station, la première, d’ailleurs, à être concédée dans le Plan Azur, quoiqu’ accusant un énorme retard. Le terrassement du premier golf est effectivement fini, ainsi que les études sur le club house. L’appel d’offres pour les travaux de voiries et réseaux divers sera lancé avant cet été
En somme, de nombreux efforts sont aujourd’hui consentis pour rectifier le tir et relancer le Plan Azur dans sa nouvelle configuration, en associant un thème à chacune des stations. Ainsi, même au Sud, où le problème de la saisonnalité ne se pose pas, les ambitions sont considérables, notamment avec Plage Blanche (Guelmim) et Oued Chbika (extension du Plan Azur) situé le long de la côte de l’Océan Atlantique et du Sahara, à 400 km au sud d’Agadir, dans la province de Tan-Tan, et directement en face de Fuerteventura (Îles Canaries). Les deux premières phases de ce projet couvriront une superficie de 500 hectares, avec une assiette foncière supplémentaire de 1.000 ha à venir. . Le projet contient une marina, réalisée à près de 70%, plusieurs hôtels, un parcours de golf, des appartements donnant sur la marina, des établissements médicaux et des aires de divertissement, de bien-être et de sport. Bref, l’engagement de l’État de créer des stations plus matures est bien réel. Pilotage des investissements, gestion de la problématique de l’aérien, intégration de la variable animation dans l’équation… tout y est, dans le but de sauver les projets du Plan Azur. «On ne va se retirer des tours de table des sociétés créées pour la gestion des stations qu’une fois les projets arrivés à maturité», a tenu à rassurer le ministre du Tourisme. Gageons que cela soit suffisant pour rectifier le tir des défaillances de la vision 2010.Et le haut responsable marocain d’ajouter optimiste : « Vu la taille de la station, un grand nombre d’investisseurs peuvent être associés à sa réalisation. Donc, on peut faire deux stations, Plage-Blanche I et Plage-Blanche II. On est, d’ailleurs, à la recherche d’autres investisseurs prometteurs pour Plage-Blanche II ».
Mustapha BEHRI

Tourisme
UNE EMBELLIE MALGRE LA TENDANCE BAISSIERE
Durant le mois de mai qui vient de s’écouler,l’activité touristique dans la capitale du Souss a enregistré une hausse de 11,12% en termes d’arrivées et 6,26% en nuitées.Est-ce un signe d’un début de reprise de la destination après quelques mois de stagnation ?Toujours est-il que ,selon le Conseil régional du tourisme (CRT), les établissements hôteliers classés d’Agadir ont profité de la hausse des arrivées en provenance de plusieurs marchés comme l’Arabie Saoudite +85,29% et +80,22% en nuitées, la Pologne (+37,23% et +23,52), l’Allemagne (+32,73% et +9,48%), la Grande-Bretagne (+14,67% et +22,75%), ainsi que le marché national +11,14% et +6,37%.
Toutefois,l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistrées dans les hôtels classés de la ville durant les 5 premiers mois de la saison 2012 fait ressortir une baisse de -3,87% en termes d’arrivées, soit 301.891 visiteurs contre 314.049 en 2011.Les nuitées ont, de leur côté, accusé une baisse similaire de -12,32%, soit 1.460.858 nuitées en 2012 par rapport à 1.666.043 enregistrées l’année précédente.
La morosité qui sévit encore dans le secteur n’a pas épargné des marchés très importants pour la ville d’Agadir .En témoins ,les résultats négatifs affichés au mois de mai avec en tête le marché italien (-7,71% en arrivées et -81,61% en nuitées), le marché russe (-35,79% et -18,85%), le marché hollandais (-34,15% et -20,87%) et le marché français (-0,18% en et -7,16% en nuitées).
Quant à la durée moyenne de séjour, elle a enregistré,de son côté, une stagnation, soit 4,55 en 2012 par rapport à 4,76 en 2011. Le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés a accusé aussi une baisse de -2,20, soit 42,54% contre 43,49% en 2011.
Face à cette situation qui impacte négativement les recettes des hôtelier qui essuient une chute moyenne de près de 30% à ce niveau comparativement à la même période,l’heure est actuellement à la réduction des coûts dans le camp des entreprises touristiques de la ville. Le pire est à craindre pour cet été.
M.BEHRI

30 juin 2012

1-CAMPAGNE AGRICOLE 2012/2013 :
LA PRODUCTION DES ARBRES BAISSE DE 20 à 30%

Au ministère de l’agriculture et de la pêche maritime,on prévoit une baisse de 20 à 30% de la production des arbres au cours de l’actuelle campagne en comparaison avec celle de 2011/2012..
La région du Souss Massa Draa demeure aujourd’hui la plus touchée, selon le ministère dans un communiqué,qui explique que cette baisse est causée par la chute physiologique des fruits avec des taux variant entre 60 et 80% en raison des chaleurs qu’a connues le mois de mai avec des pics de température inhabituels ayant dépassé les 40 degrés.
Cette augmentation du mercure a coïncidé avec la période de chute physiologique des fruits des agrumes qui est un phénomène naturel, d’après la même source qui assure néanmoins que la situation peut connaître une évolution positive grâce au phénomène de compensation (formation de fruit de gros calibre) qui peut atténuer l’impact de la chute excessive des fruits, ajoute la même source.
MB
MB
3- Rencontre scientifique sur : « L’agriculture et le sanglier » à Tiznit
COMMUNE DE TIZNIT : SOS SANGLIERS !
Les sangliers s’invitent au cœur au cœur de la rencontre scientifique organisée le mardi 5 juin 2012, à Tiznit, à l’initiative conjointe du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification.. Ce débat auquel ont pris part un panel d’ experts, de gestionnaires et de chercheurs marocains, américains, français et espagnols,s’inscrit dans le cadre de la gestion des risques des impacts que peut causer le sanglier sur les pratiques culturales, et conformément aux recommandations du Plan directeur de la chasse initié par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification(HCEFLCD), et notamment celles relatives à la maîtrise des populations de cette espèce sauvage. C’est une occasion pour tous ces experts et gestionnaires d’échanger les données sur l’état actuel de la population de sangliers dans la région du Souss-Massa, les impacts sur les pratiques culturales et les dispositions réglementaires et pratiques en vigueur pour la régulation des effectifs de cette espèce erratique qui constitue, de l’avis unanime des participants, un véritable fléau. Ces différentes questions ont été abordées selon une vision globale et sur des bases scientifiques, dans ce cadre de réflexion sur les répercussions du déséquilibre écologique à l’origine de l’augmentation des effectifs de cet animal sauvage présent sur plus de 40 % du territoire national, un déséquilibre accentuée notamment en période de sécheresse. . Dressant l’état des lieux, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, M. Aziz Akhannouch, convaincu qu’ « il est indispensable de veiller à la protection de l’équilibre écologique et naturel sans porter atteinte aux intérêts de la population et à leurs droits à exploiter les richesses naturelles qui constituent leur principale source de revenu »,a souligné que les effectifs de ce quadrupède augmentent au niveau de la région de Tiznit ces derniers temps à une cadence qui menace d’entraîner un déséquilibre écologique dangereux. . Il a aussi rappelé l’importance du potentiel agricole de la région qui compte d’importants projets comme le programme quinquennal de plantation de 2.500 ha d’oliviers, la plantation à la demande des agriculteurs de 2.500 ha de caroubiers croisés, ainsi que la valorisation du secteur de la production d’huile. Des projets, qui dépendent pour leur bonne marche de la bonne gestion des populations de sanglier afin de limiter leur impact négatif.
De son côté, M. Abdeladim El Hafi, haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), a indiqué que l’augmentation des populations de sangliers est due au déséquilibre de l’écosystème en général avec notamment la disparition des principaux prédateurs comme les panthères et les chacals, ajoutant que ce phénomène est global, comme l’ont d’ailleurs exprimé les experts étrangers présents. Il y a beaucoup de dégâts sur les cultures agricoles constatés au niveau de la région de Tiznit, surtout en cette période de sécheresse, a-t-il reconnu.. « Notre rôle est de contrôler toutes les espèces animales, tant celles qui sont menacées et qu’il faudrait reconstituer comme les adax, les gazelles ou les oryx ou les animaux qui deviennent nuisibles parce qu’ils se multiplient à un rythme très élevé et deviennent menaçants, comme les sangliers », poursuit-t-il. L’évaluation du dispositif opérationnel du sanglier conciliant les intérêts agricoles, cynégétiques et de conservation de la biodiversité étant nécessaire. .Et d’affirmer primo que le Maroc dispose de l’arsenal juridique nécessaire et met en œuvre tous les instruments de régulation comme la chasse et les battues pour résorber ce problème ;secundo que l’accent sera mis désormais sur l’étroite coordination avec les acteurs locaux au niveau des zones touchées
Selon François Klein, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage en France, Direction études et recherche : « Il s’agit d’une relation entre un animal et des exploitants agricoles qui existe aussi en France, mais à un niveau différent puisque l’exploitation agricole est organisée différemment en France et ici. Mais la problématique est strictement la même ».Et d’ajouter : « Il est clair qu’au sujet des dégâts, il faut bien qu’il y ait un conflit, une incompréhension entre les agriculteurs qui, manifestement, expriment leurs soucis avec beaucoup de cœur et d’énergie, mais c’est leur vie, et une administration qui met en place un système qui demande à être rodé, etc. Donc ça, c’est un début », « qu’il faut pour pouvoir évoluer vers un règlement du conflit et la recherche de solutions partagées»pense-t-il
Le succès de ces projets d’envergure demeure donc tributaire du règlement de certains problèmes et dysfonctionnements structurels liés notamment à l’augmentation de la population de sangliers et à l’expansion des activités pastorales anarchiques, notamment en période de sécheresse.
MB

Une charte «QET» dans le pipe
Agadir, les 8 et 9 juin. S’est tenue,à l’hôtel Royal Atlas la conférence-forum sous le thème : «Tourisme et changements climatiques au Maroc, et dans la région méditerranéenne: un défi global, des solutions locales».Le thème s’articulait autour quatre principaux axes :1- Quelle articulation entre tourisme et changement climatique ?2- Tourisme durable et changement climatique. 3-Adaptation de l’offre touristique au changement climatique .4-Etudes de cas tourisme et changements climatiques au Maroc.
Y a pris part une palette d’experts dans le but de présenter des solutions opérationnelles, en vue de réduire l’impact sur le milieu naturel, mais aussi sensibiliser les opérateurs touristiques sur le fait que le maintien du développement touristique passe nécessairement ment par l’adoption de solutions locales à même de limiter la casse sur le binôme climat-tourisme. Parmi les solutions proposées, la création d’une charte de «la qualité et l’environnement en tourisme» (QET) au niveau de la région Souss-Massa-Drâa. L’Objectif vise la préservation des ressources et l’amélioration de la qualité des prestations, notamment à travers la réduction des émissions de CO2 par l’adoption de pratiques visant la réduction de l’impact des établissements touristiques sur l’environnement immédiat. . «La mise en place de la charte QET a atteint des étapes avancées. Nous venons de finaliser la plateforme et avons procédé dernièrement à la validation du projet à travers une concertation avec les membres du Réseau de développement touristique rural (RDTR) et différents partenaires pour la signature prochaine de la convention cadre» indique Youssef El Boudribili, meneur du projet et chercheur en management environnemental appliqué au tourisme à la faculté des sciences d’Agadir. La réalisation de ce projet prendra six mois et il permettra entre autres de formaliser les règles devant mener au respect de l’environnement ainsi que la qualité au sein des unités touristiques. C’est pour cela que, dans une première étape, la charte ciblera les établissements touristiques ruraux.. Dans ce sens, le 1e partenaire associé à cette initiative est le Réseau de développement touristique rural (RDTR) qui compte dans ses rangs 70 structures subventionnées dans le cadre du fonds de la micro industrie touristique de la région. Les autres partenaires attendus par les initiateurs du projet sont le Conseil régional Souss-Massa-Drâa, la faculté des sciences d’Agadir, le ministère du Tourisme via sa délégation régionale à Agadir et la fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, qui se chargera de certifier les signataires de la charte à la clé verte. De même, elle participera à la réalisation de bilans carbone en faveur des adhérents qui ont obtenu la certification ou la labellisation. À l’issue de la signature de la charte QET, les prochaines étapes consisteront en l’évaluation des établissements touristiques ruraux à travers un guide d’évaluation ainsi que la rédaction et l’envoi des rapports d’expertise contenant les recommandations et les suggestions formulées par le comité .C’est dire combien l’indice climato-touristique dans la prise de décision du voyage peut être tout aussi important que le rapport qualité-prix.
Etaient présents à cette conférence-forum, MM. Lahcen HADDAD, ministre du Tourisme,Mohamed El Yazid ZELLOU, wali de la Région Souss Massa Drâa ,Brahim HAFIDI Président du Conseil Régional Souss Massa Drâa ,Tarik KABBAJ ,maire d’Agadir , Ahmed HAJJI, directeur général de l’Agence du Sud et Omar HALLI ,président de l’Université Ibn Zohr d’Agadir .

MB.ABOU ISSAM-EDDINE

5-Agadir /Transport urbain :
DE LA RENOVATION A L’INNOVATION
Après avoir troqué les tacots de la défunte RATAG, contre l’artillerie de la société espagnole ALSA,une évolution qui a permis aux usagers soussis d’en finir avec les soucis du transport urbain dans le Grand Agadir,c’est reparti,maintenant,pour la mise en place d’un transport à haut niveau de service. . Les objectifs sociaux de cette innovation enfantée par Tarik Kabbage,le maire de la ville, et son équipe, sont bien entendu le désenclavement des quartiers et la sécurité des déplacements. Il est question, pour ce qui est de la mobilité, d’épargner le centre de la saturation , d’offrir une alternative à l’automobile, mettre en place un modèle de déplacement en passant par la restructuration de l’ensemble du système de transport dans le périmètre urbain. Appuyé par l’expertise nantaise, le projet a également des objectifs concernant l’environnement puisqu’il vise la diminution de la pollution et de réduction de la consommation énergétique, à travers la mise en place d’un site propre aux bus avec priorité aux carrefours. S’entend,la réalisation d’ un axe nord/sud-est suivant un tracé de 16 km aux fins de desservir notamment le port, le secteur ville nouvelle (avenue Hassan II), le souk, le complexe universitaire et enfin Tikiouine. Le tout accompli, évolution rimant avec révolution, de façon à transporter entre 40.000 et 60.000 usagers par jour en offrant des navettes toutes les cinq minutes.
Le coup d’envoi de cette opération,encore au stade de lancement de l’étude que réalisera un bureau français, devrait être donné les 20 et 21 juin pour une remise de la copie dans un an
Pour information, l’accompagnement de la métropole de Nantes ne se limite pas uniquement au côté technique dans le cadre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration et la mise en œuvre du plan de déplacement urbain du Grand Agadir, il est aussi financier pour la réalisation de l’étude, à travers une participation du ministère des Affaires étrangères français. En parallèle avec cette première dans le Royaume chérifien, le président du conseil communal d’Agadir et son staff ont dans l’idée aussi d’élaborer un Plan de développement urbain (PDU). Le projet, dans la pipe depuis 2007, peine de nouveau au niveau du volet financement tandis que le marché a été lancé en 2011. Après plus d’un an, la Commune urbaine a fini par obtenir la contribution financière de la Direction générale des collectivités locales (DGCL).Maintenant, ce sont les communes limitrophes qui agissent en mauvaises élèves. C’est pour cela que le dossier d’un montant global de 3 millions de DH traîne encore aujourd’hui pour 600.000 DH., censé être alloué par ces localités en question. Tout comme le feu vert qu’on tarde toujours à donner au cabinet espagnol chargé de réaliser cette étude. Dans ce projet, la métropole de Nantes va accompagner la Commune urbaine d’Agadir dans le cadre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration et la mise en œuvre du plan de déplacement urbain du Grand Agadir.
M BEHRI
6-AGRICULTURE
AGRUMES : GRAVES PERTES A CRAINDRE
Tout d’abord, cette récente annonce claire et très peu optimiste de Aziz Akkhanouche : « Les recettes d’agrumes pourraient chuter de 20 à 30% pour la saison 2011-2012 suite à une vague de chaleur enregistré en mai dernier ». Ensuite, les températures maximales durant les 20 premiers jours du mois de mai qui ont dépassé les 40 degrés. Et puis,cette déclaration du ministère de l’agriculture selon laquelle,cette vague de chaleur aurait coïncidé avec une phase de croissance des agrumes ce qui a causé l’aggravation des pertes. Sur le terrain, les agriculteurs déclareront des pertes de 60% à 80%, comparativement à un taux habituel de 50%.Tout cela confirme les craintes exprimées par tous ceux qui participé à la réunion tenue tout récemment à la coopérative agricole Houara, pour débattre de la situation actuelle des agrumes et de la production prévue au titre de la campagne 2012-2013.En effet,au cours de cette réunion, les professionnels des agrumes ont tiré la sonnette d’alarme, appelant même l’État à l’aide. Et pour cause, les pertes moyennes pour la prochaine campagne sont estimées entre 60 et 70%, toutes variétés confondues .En outre, c’est la zone de production des agrumes située dans le Souss qui a été la plus touchée. Plus de 90% de la récolte (notamment la clémentine) a été perdue selon la Chambre régionale d’agriculture Souss-Massa-Drâa, en raison de la chaleur survenue au mois de mai dernier
Pour sa part, Mohamed Boudlal, le président de l’Association marocaine des exportateurs d’agrumes, section Souss,a indiqué que «La vague de gel et de chaleur a durement malmené nos récoltes. Cette situation est due principalement au retard accusé par la floraison des arbres, estimée entre 10 à 15 jours sachant bien que la cueillette des fruits n’est pas encore achevée».Un Rééchelonnement les dettes est recommandé,au regard de la conjoncture actuelle. En attendant, les agriculteurs ont dressé des mesures d’urgence pour alléger l’impact sur leur secteur. D’autres recommandations : trouver des facilités à travers l’étalement des paiements des factures de l’eau des barrages et de l’électricité.
Pour information, près de 120 agriculteurs,parmi les 608 transformateurs électriques installés à Oulad Teima, dont 550 au tarif vert, sont appelés à régler leurs factures à l’Office national de l’électricité (ONE) avant le 29 juin. . C’est pour cela que les professionnels ont appelé à retarder ce délai pour honorer leurs engagements vis-à-vis des fournisseurs sus-mentionnés. Les agriculteurs ont insisté aussi sur le rééchelonnement de leurs crédits avec un taux d’intérêts réaliste égal à 3% et à la structuration de leur endettement en plus de l’allègement de leurs créances et au réaménagement de leurs crédits, avec un différé de trois ans pour les producteurs et les stations de conditionnement pour pouvoir faire face à cette campagne doublement difficile. Concernant le volet social, les professionnels ont appelé à trouver une solution au problème des pénalités de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dû aux révisions allant de 1982 à 2012.Car des cas de blocages de comptes bancaires ont été notés. Par la même occasion, les professionnels ont contesté l’imposition de l’acte de notariat par certains établissements bancaires. Ils ont insisté,par ailleurs, sur l’examen du dossier des assurances, Ils trouvent que ces derniers doivent couvrir d’autres risques, au lieu uniquement du gel. Assurance.
Jusqu’à présent, 69 communes ont été déclarées sinistrées au niveau de la région du Souss-Massa-Drâa et ont été inscrites par conséquent dans le programme de l’assurance multirisque. L’objectif était d’atteindre ,au niveau de la région, une moyenne de 180.000 ha assurés, l’opération a permis, à la suite de son opérationnalisation, la couverture de 503 agriculteurs. Ces derniers appartiennent,pour la plupart, au premier palier de la multirisque climatique, qui propose une garantie de 1.450 DH/ha en contrepartie d’une cotisation de 26 DH/ha. Pour ce qui est de l’impôt sur le secteur agricole prévu d’ici 2013, les agriculteurs optent sur ce plan pour un report jusqu’en 2020.Il convient de noter par ailleurs que même si les agriculteurs sont exonérés de l’impôt, ils se plaignent des lourdes charges fiscales qu’ils paient indirectement sur leur activité et leurs produits. Pour le suivi et la finalisation de ces différents dossiers trois commissions ont été créées. Il s’agit de la commission technique, celle de suivi du dossier de la CNSS et une autre des assurances et des banques.
Mustapha BEHRI

7- La question de l’aérien revient
Le 7ème Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire du CRT d’Agadir Souss-Massa-Drâa, a eu lieu Siège de la Wilaya d’Agadir, le jeudi 07 juin .Au menu,plusieurs mets dont la conjoncture touristique à fin avril 2012,le rapport d’activités des différentes commissions du CRT d’Agadir ainsi que les mesures de soutien au secteur du Tourisme .A retenir de cette assemblée,la question ,entre autres,de l’aérien qui revient en force au devant de la scène dans la ville d’Agadir. Les professionnels s’accordent à dire que la cause principale de la régression des flux touristiques, en provenance de certains pays émetteurs, reste la suppression des fréquentations aériennes, au nombre de quinze ( 15 ) lignes, ainsi que la cherté des tarifs aériens. Sur ce plan, le package d’Agadir est vendu plus cher,comparativement avec d’autres destinations.C’est pour cela que le déficit des arrivées se creuse et favorise de plus en plus plus l’isolement de la station sur les marchés concurrents. Aussi est-il nécessaire de subventionner les vols aériens et de trouver d’autres mécanismes de financement, notamment un fond régional dédié à l’aérien.En outre le manque de lieux ludiques et l’absence d’un calendrier annuel d’animations affectent aussi l’image de la destination, D’autres carenceses ont été citées, parmi lesquelles, le vieillissement du produit touristique et l’insuffisance de la capacité hôtelière, qui demeure vétuste. C’est pour cela que s’impose la rénovation du parc hôtelier d’Agadir. D’ailleurs, sur les 27.698 lits que compte aujourd’hui la destination, environ la moitié a besoin d’être rénovée. Pour ce faire,il est nécessaire d’alléger le processus de traitement des dossiers «Renovotel» aux fins de dépasser les contraintes relevées au cours de la 2e mouture du programme et la faible adhésion des professionnels.Acela,il ne faut pas oublier d’ajouter la faiblesse des prestations offertes par le segment interne ni l’insuffisance de la communication et de l’information. A ce propos, les trois kiosques d’informations, dernièrement édifiés à Agadir, pour mettre à la disposition des touristes les renseignements sur l’hébergement, la documentation et le calendrier des activités, sont toujours fermés. en raison des problèmes relatifs au financement et aux ressources humaines.L’autre fait relevé par les professionnels est le développement de l’activité touristique à trois vitesses. A noter que seulement 11 établissements à Agadir, d’une capacité de 5.714 lits affichent un taux moyen de 74,92%. Tandis que les 34 autres unités hôtelières d’une capacité de 12.266 lits, ils ont affiché un taux moyen de 43,25%, au moment où 41 autres établissements d’une capacité de 9.718 lits ont marqué un taux moyen pondéré de 17,29%.
La réunion a également mis l’accent sur la nécessité de redynamiser les chantiers en stand by localisés essentiellement dans la zone balnéaire de Founty, en plus de la remise en question de la formule all inclusive (tout compris) qui présente des conséquences néfastes sur la destination.,à savoir l’affectation de l’activité des restaurateurs, des bazaristes et des agences de voyages (excursions) vu que les touristes préfèrent rester dans l’établissement suite à leur paiement à l’avance de toutes les prestations. En outre, les signes de reprise paraissent une nouvelle fois s’amorcer dans la destination. Au mois de mai, l’activité touristique a affiché une hausse de 11,12% en arrivées et 6,26% en nuitées dans les établissements hôteliers classés d’Agadir, par rapport à la même période de 2011. Les marchés qui ont enregistré une augmentation au niveau des arrivées et des nuitées sont respectivement l’Arabie Saoudite, le marché polonais, allemand, britannique, national, espagnol et belge.Alors que les marchés en baisse sont le marché italien, russe, hollandais et français. Pour ce qui est de la durée moyenne de séjour, elle affiche une stagnation, soit 4,55 en 2012 par rapport à 4,76 en 2011. Pour ce quiest du taux d’occupation moyen dans les hôtels classés, il a accusé aussi une baisse passant à 42,54% en 2012 comparée à 43,49% en 2011.
ABOU MOHAMED-ALI

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